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Partenariats sportifs ou priorités détournées ? Hermione Bolumbe alerte sur les dérives de la diplomatie sportive
La députée nationale Hermione Bolumbe, élue de Mont Amba, sort une fois de plus de sa réserve. Cette fois, c’est le secteur sportif qui retient son attention.
Réagissant au nouveau partenariat signé entre le gouvernement congolais et le club italien de l’AC Milan, après celui récemment conclu avec l’AS Monaco, l’élue monte au créneau et dénonce une incohérence flagrante dans les priorités nationales.
« Je ne suis pas contre les partenariats. Mais je suis contre l’incohérence des priorités », a-t-elle lancé sur ses réseaux en juin, dans une publication largement partagée.
Alors que ces contrats à l’international se multiplient et mobilisent des millions de dollars, la députée s’indigne de l’état d’abandon dans lequel végètent les infrastructures sportives locales, les centres de formation et les jeunes talents.
« Nos jeunes jouent sur des terrains dégradés, sans équipements, sans suivi. Nos clubs survivent sans accompagnement. Et pourtant, on engage 5 millions de dollars sur trois ans pour un contrat avec l’AS Monaco, qui ne concerne que des équipes de jeunes, très peu médiatisées », regrette Hermione Bolumbe.
Pour la députée, cette politique de « diplomatie sportive » est une fuite en avant, qui risque de masquer les vrais problèmes du sport congolais :
• Des infrastructures vétustes et abandonnées,
• Des centres de formation sans ressources,
• Des entraîneurs sans qualification ni suivi,
• Et une jeunesse livrée à elle-même, sans encadrement structuré.
« On ne développe pas un pays en signant des contrats à l’étranger sans investir chez soi. Nos jeunes ont besoin d’encadrement ici. Nos clubs ont besoin de soutien ici. Notre sport mérite mieux », insiste-t-elle.
Connue pour sa rigueur et son franc-parler, Hermione Bolumbe appelle à une reconcentration des efforts sur le plan national, au lieu de chercher à briller à l’international sans base solide :
« Il est temps de revoir nos choix. Il est temps d’investir chez nous. »
Dans un pays où les jeunes constituent la majorité de la population, son appel résonne comme un rappel à l’ordre : il ne peut y avoir de politique sportive durable sans investissements massifs dans les structures de base.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net