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Actualité

Kinshasa : A son tour, le ministre provincial de l’Intérieur adresse un sévère rappel à l’ordre au directeur Israël Mutala !

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Une lettre officielle datée du 4 juillet 2025, signée par le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Justice et Affaires coutumières de Kinshasa, est parvenue à Congoprofond.net, jette une lumière crue sur les tensions qui couvent au sommet de l’exécutif provincial de la capitale congolaise.

Estampillée N°SC/903/MISJAC/TTK/CA/ISD/2025, la correspondance est adressée au Directeur de cabinet du Gouverneur de la ville. Le ministre l’accuse d’« interférences répétées » dans les services relevant de son ministère, sans consultation préalable avec l’autorité compétente.

Malgré de « multiples rappels verbaux », souligne le ministre, le directeur de cabinet continuerait à émettre des instructions directes aux services de l’intérieur, minant ainsi l’ordre hiérarchique et provoquant un « dysfonctionnement dans la chaîne de collaboration institutionnelle ».

Le ton du courrier est sans équivoque. « Afin de maintenir un climat apaisé dans le fonctionnement des affaires publiques de la Ville de Kinshasa, je vous demande de mettre fin à cette façon de faire », écrit le ministre, avant de durcir son propos : « La présente vaut dernier avertissement. Le cas échéant, vous regretterez toute récidive de votre part. »

Sous couvert d’un souci d’efficacité administrative, cette mise au point musclée pourrait traduire des dissensions profondes au sein du gouvernement provincial. Dans une ville confrontée à d’innombrables défis – insécurité croissante, insalubrité, pression démographique, crise économique-toute cacophonie institutionnelle fragilise encore davantage l’action publique.

Fait notable : la lettre a été envoyée en copie à plusieurs hauts responsables de la province, dont le Président de l’Assemblée provinciale, le Vice-Gouverneur, les ministres provinciaux, les chefs des services de sécurité (PNC, ANR, DGM), ainsi qu’aux bourgmestres et administrateurs des marchés de la capitale. Un geste qui confère à ce rappel à l’ordre la portée d’un acte politique fort, à défaut d’une déclaration de guerre ouverte.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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