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Le styliste Cherry Esam s’est éteint à Kinshasa : la mode congolaise perd l’un de ses plus grands visages

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La scène culturelle congolaise est en deuil. Le styliste et couturier congolais Cherry Esam est décédé lundi 7 juillet 2025, à l’hôpital général de référence de Kinshasa, communément appelé Mama Yemo, où il était admis depuis plusieurs jours. Il s’est envolé, laissant un vide immense dans le monde de la création.

Cherry Esam n’était pas qu’un styliste. Il était un bâtisseur de l’élégance congolaise, un artiste qui a su conjuguer créativité, tradition et modernité. Premier à utiliser les tissus traditionnels dans la mode moderne, il a donné aux étoffes congolaises une visibilité internationale. En 26 ans de carrière, il a habillé des générations entières, porté des messages à travers le tissu, et fait rayonner l’art vestimentaire congolais au-delà des frontières.

À la tête de l’Association des Couturiers Professionnels de Kinshasa (ACPK), il a également milité pour la structuration du secteur de la mode, plaidant pour un soutien de l’État congolais à l’industrie textile comme levier de développement économique.

Cherry Esam a célébré avec passion ses 25 ans de carrière en octobre 2024. Avec un défilé de mode organisé au Musée national de la RDC, suivi d’une soirée de gala à l’espace Royal Event.

Dans un message émouvant publié sur ses canaux officiels, le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine a exprimé sa profonde tristesse suite à la disparition de Cherry Esam, saluant « un styliste d’exception et une figure influente de la scène de la mode congolaise ».

« Pendant près de 26 ans, Cherry Esam n’a pas seulement coupé des tissus, il a cousu de l’identité, taillé du rêve. Il a façonné bien plus que des vêtements : il a porté haut la dignité, la beauté et l’élégance à la congolaise. »

Le ministère a adressé ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté culturelle.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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