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Éducation – Écoles primaires : pas de bulletins, promesses non tenues, la colère du SYNEPP monte
Le président du Syndicat national des écoles primaires publiques (SYNEPP), Rigean Itumbi, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi, dénonçant une situation jugée inacceptable dans l’enseignement primaire public en RDC.
Au cœur de ses préoccupations : l’absence des bulletins scolaires en fin d’année dans plusieurs écoles publiques, un fait qu’il considère comme un mépris envers les efforts des élèves, des parents et des enseignants. « On ne peut pas boucler une année scolaire sans bulletins », a-t-il déploré, pointant un dysfonctionnement grave du système.
Outre ce manquement, le syndicaliste dénonce également le non-respect des engagements sociaux pris par les autorités : non-paiement de la prime de gratuité de 50 000 FC, absence d’uniformisation des zones salariales, et l’inapplicabilité de l’accord de Bibwa, qui prévoyait une augmentation salariale de 50 000 FC.
« À ce jour, aucun modèle de bulletin scolaire unique n’a été produit pour les écoles primaires publiques. Cela traduit clairement l’effritement de l’autorité de l’État dans le secteur de l’éducation », fustige Rigean Itumbi.
Il regrette également que la prime de gratuité de 250 000 FC, censée être versée sur toute l’étendue du territoire, ne soit toujours pas uniformisée. Ce cumul de frustrations pourrait, selon lui, engendrer de fortes tensions lors de la prochaine rentrée scolaire.
Le SYNEPP appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités pour redonner à l’école primaire publique sa dignité et rassurer les enseignants quant à l’avenir du secteur éducatif.
Neticnews
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Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
