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Accord de Washington : un accord politique sans compromis sur la justice, affirme la ministre des Affaires étrangères
Face aux critiques relatives à l’absence d’un volet explicite sur la justice dans l’accord de paix signé à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a tenu à clarifier les contours et la portée de ce document.
Lors d’un briefing spécial organisé mercredi 3 juillet au studio Maman Angebi de la RTNC, la cheffe de la diplomatie congolaise a affirmé que « cet accord n’est pas exhaustif » et qu’il s’est volontairement concentré sur les points de blocage les plus urgents pour restaurer le climat de paix dans la région.
« Ce n’est pas un accord qui prétend régler tous les problèmes. Il faut le lire comme un texte de compromis politique entre deux États souverains, centré sur des engagements concrets en matière de sécurité et de souveraineté », a-t-elle expliqué, tout en ajoutant que l’absence du mot “justice” dans le texte ne signifie pas qu’elle est écartée.

« L’accord ne vise pas à humilier un partenaire. Il s’agit d’un compromis diplomatique. Cela ne signifie pas que nous renonçons à la vérité ou à la justice. La vérité est connue, les rapports sont accablants. Ce que nous devons désormais construire, c’est un écosystème solide pour garantir que justice soit faite, que les responsabilités soient établies, et que les violations ne se répètent plus », a insisté Mme Kayikwamba Wagner.
La ministre a souligné qu’un travail de fond sera mené pour assurer la mise en place d’un véritable écosystème judiciaire, en appui aux mécanismes régionaux existants, comme celui de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), pour traiter les crimes graves.
Aucun deal économique dissimulé, affirme Kinshasa
En réaction aux soupçons de concessions économiques secrètes, la ministre a démenti toute contrepartie financière ou commerciale. « L’accord ne prévoit ni engagement économique contraignant entre la RDC et le Rwanda, ni traité économique caché », a-t-elle précisé, en évoquant le rôle des États-Unis en tant que facilitateur.
Elle a également fermé la porte à toute logique d’amnistie déguisée ou d’intégration automatique des groupes armés. « Nous ne sommes pas dans une logique d’intégration généralisée. Le désarmement et la démobilisation des groupes armés se feront sur la base de critères stricts, à la lumière des leçons du passé », a-t-elle tranché.
« Le vrai travail commence maintenant »
De son côté, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a mis l’accent sur la portée politique et symbolique de cet accord dans la dynamique régionale. « Ce partenariat s’inscrit dans la vision du Président de la République. Il ne s’agit pas d’un aboutissement, mais d’un engagement à rebâtir notre communauté, revitaliser nos économies et restaurer la dignité des victimes », a-t-il déclaré.
Tout en reconnaissant les défis logistiques et financiers à venir, les autorités congolaises appellent la population à s’approprier le contenu de cet accord et à s’impliquer activement dans sa mise en œuvre. « Après Washington, c’est maintenant que le vrai travail commence. Il nous appartient à tous, en tant que Congolais et Congolaises, de faire vivre cet engagement », a conclu la ministre Kayikwamba Wagner.
Dorcas Ntumba
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Ville morte en RDC : l’opposition mobilise, la majorité appelle au maintien des activités
La situation politique demeure tendue en République démocratique du Congo après l’annonce d’un appel à une journée de « ville morte » lancé par certains acteurs de l’opposition. Cette initiative vise à dénoncer la gouvernance actuelle et à exprimer le mécontentement d’une partie de la population face aux difficultés sociales et économiques.
Du côté de l’opposition, plusieurs figures politiques estiment que cette action constitue un moyen pacifique de faire entendre la voix des citoyens. Parmi eux, et appellent la population à suspendre ses activités le jour concerné, afin de manifester son désaccord avec certaines décisions des autorités.
En revanche, la majorité présidentielle rejette cet appel et invite les citoyens à vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Elle estime que la stabilité du pays et la continuité des activités économiques et administratives sont essentielles au développement national.
Dans ce contexte de positions divergentes, chacun des camps maintient sa ligne, traduisant une nouvelle fois les tensions persistantes autour des enjeux politiques et sociaux en RDC.
Mutala Vanessa stagiaire/CONGOPROFOND.NET
