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« L’accord ne prévoit aucun catalogue de sanctions » : Thérèse Kayikwamba Wagner éclaire sur le pacte RDC–Rwanda
La Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a récemment clarifié les contours de l’accord signé entre la RDC et le Rwanda sous la facilitation des États-Unis d’Amérique. Lors d’une interview accordée aux médias, elle a déclaré sans détour : « L’accord ne prévoit aucun catalogue de sanctions explicites ».
Selon elle, ce document bilatéral n’inclut pas un système détaillé de mesures répressives en cas de non-respect de ses articles. « Si tel article n’est pas respecté, voici la conséquence », explique-t-elle, illustrant ainsi l’absence de dispositions punitives directes.
Cependant, la ministre rassure quant à la garantie politique que représente l’implication de Washington dans ce processus de paix. « N’oublions pas que nous avons signé cet accord sous la facilitation des États-Unis d’Amérique », a-t-elle rappelé, insistant sur le poids diplomatique que ce pays met au service de la stabilité régionale.
Pour Kinshasa, cette implication est un gage de sérieux : « Cela nous réconforte dans notre détermination à honorer nos engagements, mais aussi dans notre certitude que ceux qui ne le feront pas seront responsabilisés », a souligné Thérèse Wagner. Les États-Unis agissent ainsi comme facilitateur, mais aussi comme champion de l’accord, prêt à en défendre les principes face aux éventuelles violations.
La ministre a par ailleurs insisté sur la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation, destinés à garantir la transparence et à vérifier la conformité des actions de chaque partie avec les termes de l’accord. « La vérité devra établir les faits », a-t-elle conclu, confiante dans la capacité des structures de supervision à détecter toute déviation.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
