Provinces
Kananga : Clôture de l’action disciplinaire contre le président du Conseil provincial de la jeunesse
L’Inspection provinciale de la Jeunesse au Kasaï Central vient de tourner une page administrative importante. Dans une correspondance officielle datée du 25 juin 2025, adressée à plusieurs personnalités politico-administratives de la province, le ministère provincial de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de la Culture, des Arts, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs a confirmé la clôture de l’action disciplinaire qui pesait contre M. Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï Central (CPJ/KC).
Cette décision, consignée sous la référence N°CAB.MIN/EN./F.P./C./A./J./5.L./GP/K.C/HMB/…/2025, marque la fin d’une procédure entamée le 10 juin 2025. Celle-ci était motivée par des griefs relatifs à la gestion jugée défaillante du CPJ/KC, notamment des manquements considérés comme fautes probantes, accompagnés d’un constat d’irrégularité dans la continuité de la mission administrative du concerné.
Cependant, après examen des justificatifs fournis — notamment ceux contenus dans la lettre n°001/KME/KC/025 du 16 juin 2025 — le ministère a estimé que les faits reprochés ne justifiaient plus le maintien de la suspension provisoire. À cet effet, l’action disciplinaire est considérée comme close.
Dans des termes clairs et fermes, le ministre écrit : « Attendu que la sanction administrative revêt un caractère pédagogique (changement de comportement) et que vous vous engagez à servir la Jeunesse Centre-Kasaïenne sans relâche ni règlement de compte, moins encore la partialité ; j’enjoins au Président ad intérim du CPJ/KC, qui me lit en copie, de procéder à la remise-reprise avec vous dès la réception de la présente, cela en présence du Chef de Division provinciale de la jeunesse et éveil patriotique, qui nous perçoit en ampliation. »
Ainsi, cette directive confirme la réhabilitation officielle de M. Kabangu à son poste, tout en rappelant la dimension éducative des sanctions administratives. Le ministère provincial et insiste sur le retour à une gestion équitable, dépersonnalisée et tournée vers l’intérêt collectif de la jeunesse.
La correspondance a été transmise à plusieurs instances clés de la province, notamment le président de l’Assemblée provinciale, le gouverneur, le maire de Kananga, ainsi qu’aux responsables des services publics et de la société civile. Une telle diffusion reflète la volonté de transparence et de cohésion institutionnelle dans la gestion de cette affaire.
Il est désormais attendu de M. Kabangu un engagement renouvelé, rigoureux et inclusif dans l’accompagnement des initiatives juvéniles dans la province. Pour de nombreux observateurs, cette issue marque non seulement la fin d’un épisode administratif tendu, mais aussi une opportunité pour reconstruire la confiance entre les jeunes et leurs représentants.
Félix MK/CONGOPROFOND.NET
Provinces
VBG au Kasaï-Central : la ligne 122 promue auprès des jeunes par les consortiums ONG DIBA et VJKA-ASBL en partenariat avec CPJ
À Kananga, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’intensifie avec l’implication des jeunes. Près de 300 participants, filles et garçons, ont pris part, jeudi 30 avril 2026, à un atelier de vulgarisation de la ligne verte 122, organisé dans la salle CEICA par les ONG DIBA et Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), en partenariat avec le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ).
Ces assises d’une journée se sont tenues en présence de la représentante de la ministre provinciale en charge du Genre, Famille et Enfant, ainsi que du chef de division provinciale de la jeunesse. Elles avaient pour objectif de fournir aux jeunes des moyens concrets et sécurisés pour dénoncer les cas de violences, qu’ils concernent les filles ou les garçons.
Au centre des échanges figurait la ligne verte 122, un numéro gratuit destiné au signalement des violences sexuelles et autres formes d’abus. Malgré son importance, cet outil reste encore peu connu dans plusieurs communautés, ce qui limite son utilisation.
Facilitatrice des travaux, Laetitia Wele Ngalula, coordonnatrice nationale de l’ONG DIBA, a rappelé que la ligne 122 constitue un mécanisme efficace pour signaler rapidement les violences et orienter les victimes vers des structures de prise en charge.
De son côté, Emmanuel Kabangu Mundidimbi, président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, a encouragé les jeunes à s’approprier ce numéro vert. Selon lui, son efficacité dépend avant tout de son utilisation par la population, en particulier la jeunesse.
Un accent particulier a été mis sur les jeunes filles mères, souvent exposées à des situations de vulnérabilité. Les organisateurs ont insisté sur l’importance de leur accès à l’information afin de leur permettre de se protéger et de dénoncer les abus.
À l’issue de l’atelier, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à relayer les messages dans leurs communautés. Grâce Ditalala, l’une des participantes, a promis de sensibiliser d’autres jeunes sur l’importance de la ligne 122.
À travers cette activité, les organisateurs entendent renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre dans la province, en misant sur l’engagement des jeunes et la promotion des mécanismes de dénonciation disponibles.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
