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Kananga à la dérive : Un « marché de sexe » installé dans un bâtiment public dédié à la jeunesse

Depuis le début des vacances scolaires, des voix s’élèvent à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, pour alerter sur un phénomène préoccupant. Des activités jugées inappropriées seraient observées en soirée dans l’enceinte de la Division provinciale de la jeunesse, un espace censé promouvoir les valeurs éducatives et citoyennes.

Selon plusieurs sources locales, ce bâtiment, situé sur l’avenue de la Mort à proximité de la station Monaluxe, serait fréquenté chaque soir par de jeunes filles dont la présence interroge. Des témoins évoquent des rencontres discrètes, parfois monnayées, qui se dérouleraient en toute quiétude, sous le regard silencieux des agents chargés de la sécurité.

Certains témoignages, recueillis sous anonymat, évoquent des échanges d’argent pour accéder à la cour. Si ces faits sont avérés, ils mettraient en lumière une réalité alarmante : celle d’un lieu public détourné de sa vocation première, dans un contexte de grande précarité sociale.

Un malaise qui interpelle

La population ne cache pas son inquiétude. Des riverains, des taximen, des commerçants s’interrogent : comment un lieu censé servir la jeunesse peut-il devenir un point de rendez-vous aussi controversé ? Et pourquoi les autorités n’interviennent-elles pas pour clarifier la situation ?

Face à cette situation, plusieurs pistes sont évoquées : renforcer la surveillance des bâtiments publics, enquêter sur les allégations portées par la population, et envisager des solutions sociales pour encadrer les jeunes en situation de vulnérabilité.

Appel au sursaut

Les attentes de la population sont claires : il faut agir pour préserver l’image des institutions publiques et protéger la jeunesse contre toute forme de dérive. La Division de la jeunesse, comme son nom l’indique, devrait rester un espace d’espoir et d’encadrement, et non prêter le flanc au marché de sexe.

Félix MK/CONGOPROFOND.NET