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Lubumbashi ensanglantée : Braquage avorté d’une banque, 2 morts et 2 blessés

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Un violent échange de tirs a éclaté dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 juin 2025 à Lubumbashi (Haut-Katanga), lors d’une tentative de braquage ciblé contre une banque. Le bilan fait état de deux morts – un policier et un braqueur – et de deux blessés, dont un autre élément de la police et un assaillant.

Selon les autorités, l’opération a été menée par un groupe de malfrats venus de la commune urbano-rurale de Fungurume, dans la province voisine du Lualaba. Informée à temps, la police nationale congolaise est intervenue promptement pour contrecarrer ce braquage nocturne. S’en est suivie une fusillade nourrie entre les forces de l’ordre et les assaillants.

Alors que l’un des braqueurs a été neutralisé sur place et un autre capturé blessé, un agent de police a également trouvé la mort au cours de l’intervention. Un autre policier blessé a été évacué vers un centre hospitalier local, tout comme le bandit blessé.

Les autres membres du gang, lourdement armés, ont pris la fuite après l’échec de l’opération. Une enquête est ouverte, a annoncé le général Blaise Kilimbalimba, commissaire divisionnaire de la PNC, en vue d’identifier et de démanteler cette filière criminelle transprovinciale.

Insécurité persistante : Lubumbashi sous tension

Ce braquage raté intervient dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu à Lubumbashi. Deux jours plus tôt, dans la nuit du 15 au 16 juin, trois motocyclistes ont été tués dans la commune de Kampemba. Quatre suspects ont été interpellés et présentés à la presse. Les versions divergent : certains parlent d’un lynchage après une tentative de vol durant une veillée mortuaire, d’autres évoquent une altercation sanglante.

Face à cette résurgence inquiétante de l’insécurité urbaine, le général Kilimbalimba a annoncé des mesures d’urgence : installation d’une nouvelle unité de police à Kampemba, renforcement des effectifs existants et mise à disposition d’un numéro vert pour permettre à la population de signaler les cas suspects.

Patient MBY/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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