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Education

UPN : L’EDAP et le comité de gestion au cœur des controverses

Des allégations de non-respect des règles académiques et de discrimination ethnique secouent l’École d’application (EDAP) de l’Université pédagogique nationale (UPN) et les processus de mise en place au sein du Comité de gestion de l’UPN. Ces faits interviennent alors que le Président Félix Tshisekedi s’efforce de réorganiser divers secteurs en RDC.

Selon Jean Nzadi, initiateur du Mouvement de la jeunesse panafricaine, la RDC est un pays où « on aurait tout connu sauf rien », soulignant une persistante difficulté à mettre en œuvre les bonnes intentions. Il déplore que, malgré les efforts du Chef de l’État pour assainir le système éducatif, certains agissent en « bâtons dans les roues ».

Une des principales préoccupations soulevées concerne la gestion de l’EDAP/UPN. Des élèves de l’établissement dénoncent le comportement du préfet de l’EDAP, accusé d’avoir aligné aux épreuves hors-session (dissertation) des élèves qui n’auraient jamais suivi les cours.

La structure déplore également la nomination à la tête de l’EDAP d’une personne ayant suivi des études en Relations Internationales, « sans aucune notion pédagogique », remettant en question la pertinence des compétences pour ce poste.

Le mouvement de la jeunesse panafricaine demande à la Directrice de l’UPN de « sanctionner ou de discipliner » ce préfet sans délai, afin de restaurer l’intégrité du processus éducatif.

Par ailleurs, des informations préliminaires concernant la mise en place des agents du Comité de gestion de l’UPN suscitent déjà la controverse. Le mouvement de la jeunesse panafricaine dénonce une « discrimination » présumée, affirmant que les agents originaires de « l’espace Grand Kasaï » seraient « mis de côté ».

Cette accusation de « comportement tribal » est adressée directement aux responsables de cette mise en place par la communauté de l’espace Grand Kasaï, qui exprime son « mécontentement ». Si ces allégations se confirment, elles soulèveraient de sérieuses questions sur la transparence et l’équité des processus de nomination au sein de l’une des plus grandes institutions universitaires du pays.

Le mouvement de la jeunesse panafricaine interpelle directement les autorités compétentes, en particulier le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, ainsi que ses conseillers et toutes les personnalités concernées. L’objectif est qu’ils prennent « en compte cette situation » et comprennent les préoccupations de la base et de la population.

Félix MK/CONGOPROFOND.NET