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Naissances étranges à Demba : 2 cas en 3 jours, la population entre choc et spéculations !
En l’espace de seulement trois jours, la commune rurale de Demba, dans la province du Kasaï Central, a été le théâtre de deux événements de naissance pour le moins déroutants. Deux accouchements, deux localités, deux bébés aux caractéristiques jugées « hors du commun », et une population bouleversée entre stupéfaction, rumeurs et questionnements.
Dibatayi : un accouchement qui défie la logique
Le samedi 7 juin 2025, aux premières heures du jour, le centre de santé Bupole (Mbombo Mulelesha), à Dibatayi, a enregistré une naissance inhabituelle. Après une grossesse menée à terme, une femme a donné naissance à une créature sans vie, présentant une apparence évoquant celle… d’une grenouille.
« Une maman a mis au monde une chose sous forme d’une grenouille… ce n’est pas normal ça », s’est exclamé Patrice Tshikudi, membre de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), traduisant la stupeur d’une communauté bouleversée. Le phénomène alimente immédiatement les soupçons de sorcellerie et de malédiction.

Hélène Mbombo, responsable du centre de santé, a confirmé les faits. Profondément marquée par la scène, elle en a profité pour rappeler aux femmes l’importance cruciale du suivi prénatal, notamment les consultations (CPN) et échographies, afin d’anticiper d’éventuelles complications.
Bikuanga : un « enfant monstre » sème la panique
À peine deux jours plus tard, le lundi 9 juin, un second cas étrange a été enregistré à Bikuanga, cette fois à l’hôpital général de référence de Bena-leka. Une autre femme a accouché d’un bébé que plusieurs témoins décrivent comme un « enfant monstre« , provoquant un vent de panique dans la localité.

Le médecin chef de zone de Bena-Leka a lui aussi confirmé l’accouchement. S’il appelle à la prudence dans les interprétations, il insiste sur la nécessité de renforcer les consultations prénatales, tout en affirmant que ces malformations pourraient relever de causes médicales, voire psychologiques, et non de croyances mystiques.
Mystère médical ou psychose collective ?
Ces deux événements successifs, bien que non officiellement liés, jettent un voile d’inquiétude sur la région. Dans une zone rurale où l’accès aux soins reste limité et les croyances profondément ancrées, la frontière entre pathologie et superstition demeure floue. Les autorités sanitaires locales tentent désormais de répondre au choc par la sensibilisation.
Mais pour les habitants de Demba, l’étrange s’est bel et bien invité dans le quotidien.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
