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L’UCC place la Journée mondiale des Communications sociales sous le signe de la transparence financière

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À l’occasion de la 59ᵉ Journée mondiale des Communications sociales, la Faculté des Communications Sociales de l’Université Catholique du Congo (UCC) organise une journée scientifique exceptionnelle autour du thème : « Communications et finances publiques en République Démocratique du Congo. Défis et enjeux ». Cette rencontre, qui se tiendra le 12 juin sur le campus de l’UCC/Mont-Ngafula, entend jeter un regard lucide sur les stratégies de communication autour de la gestion des finances publiques, dans un pays confronté à la guerre à l’Est et à une pression croissante pour accroître les recettes.

Parmi les orateurs attendus figurent des personnalités de premier plan : Doudou Fwamba, ministre des Finances de la RDC ; Thierry Kambudi, journaliste vedette de Top Congo FM ; Jean-Marie Bomengola, professeur et chercheur en communication, ainsi que Rodrigue Nzelokuli, consultant à la Commission nationale pour l’Unesco.

Communiquer la finance publique en temps de crise

Alors que le budget national est passé de 4 à 16 milliards USD depuis l’accession du président Félix Tshisekedi au pouvoir, cette augmentation remarquable suscite interrogations et espoirs. L’UCC entend ainsi interroger le rôle des outils de communication dans la perception, la transparence et l’appropriation citoyenne des finances publiques. En toile de fond : la lutte contre la corruption, la rationalisation des dépenses, mais aussi la nécessité d’un discours pédagogique, clair et crédible de la part des institutions.

Une messe scientifique en deux temps

La matinée sera consacrée à une série de conférences. Le professeur Jean-Marie Bomengola ouvrira la journée avec une lecture critique du message du pape François pour cette édition, intitulé : « Partagez avec douceur l’Espérance qui est dans vos cœurs ». Il proposera un parallèle avec le contexte congolais : « Partageons l’information financière avec douceur pour le progrès et le développement de la RDC ».

Le ministre Doudou Fwamba, invité d’honneur, interviendra ensuite sur le thème : « Pratiques de communication en matière des finances publiques en RDC. Efforts et engagement du Ministère des Finances ». Son intervention est très attendue, à l’heure où l’exécutif vante ses efforts en matière de bonne gouvernance et de discipline budgétaire.

Une troisième conférence sera assurée par Christophe Bitasimwa, Inspecteur général des Finances, sur le rôle de la communication de l’IGF dans la lutte contre la corruption.

L’après-midi sera dédié aux ateliers de partage d’expériences. Le journaliste Thierry Kambudi animera un panel sur les pratiques journalistiques et les défis de l’information économique. D’autres intervenants, notamment Rodrigue Nzelokuli (Unesco), se pencheront sur la bibliologie, la communication socio-éducative ou encore la communication institutionnelle.

Réconcilier le citoyen et l’État à travers l’information financière

Au-delà des discours, cette journée veut produire des effets concrets : susciter une prise de conscience sur la nécessité de combattre les antivaleurs dans la gestion des deniers publics, analyser les approches de communication financière efficaces, et encourager les échanges intergénérationnels entre anciens et nouveaux étudiants de la faculté.

Sous la coordination du professeur Abbé Jean-Marie Bomengola, cette initiative scientifique entend redonner sens et force au lien entre information, responsabilité publique et citoyenneté. Un chantier immense, mais vital pour toute démocratie en construction.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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