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Le sacrifice des ambitions personnelles pour la patrie

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L’histoire regorge d’exemples où des leaders ont renoncé à leurs ambitions personnelles pour servir leur pays avec loyauté. Des figures comme Nelson Mandela, qui a sacrifié 27 ans de sa liberté pour l’unité sud-africaine, ou Charles de Gaulle, qui a mis de côté ses divergences politiques pendant la Seconde Guerre mondiale pour libérer la France, illustrent cette abnégation.

En République démocratique du Congo, Martin Fayulu et Denis Mukwege incarnent aujourd’hui cette vertu patriotique. Comme l’a souligné Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement, « il est important de saluer le geste patriotique de Martin Fayulu » dans un contexte où la RDC fait face à une agression rwandaise sournoise visant à balkaniser le pays.

Martin Fayulu, bien que s’estimant légitime vainqueur des élections de 2018, a choisi de ne pas alimenter une crise post-électorale violente, préférant maintenir une opposition constructive plutôt que de plonger le pays dans le chaos. Son appel récent à un « sursaut patriotique » face à la crise dans l’Est montre sa priorité : l’unité nationale avant les intérêts partisans. Il apparaît comme celui qui met son ambition en veilleuse pour la RDC.

Martin Fayulu a fermement condamné les ingérences rwandaises en RDC, accusant le président Félix Tshisekedi plusieurs dans le passé de « collusion avec Paul Kagame » pour déstabiliser l’Est du pays. Il appelle aujourd’hui à une « discussion directe » avec Félix Tshisekedi pour une stratégie commune contre l’agression rwandaise. En 2025, Martin Fayulu a refusé une participation à un gouvernement d’union nationale.

Il a estimé que cela légitimerait un pouvoir qu’il juge illégitime. Ce refus montre son attachement à la vérité des urnes plutôt qu’à un poste politique. Le Rwanda, sous couvert du RDF/M23, mène une guerre hybride en RDC avec une occupation progressive des territoires (Masisi, Walikale), exploitation illégale des ressources minières (cobalt, or, coltan) et déstabilisation politique via des alliances avec des factions congolaises.

Les négociations de paix entre la RDC et le Rwanda, sous médiation qatarie, sont critiquées pour leur inefficacité. Le Rwanda nie avoir des troupes en RDC, malgré les preuves. Les cessez-le-feu sont systématiquement violés par le RDF/M23, sans réaction internationale. Face à cette menace, trois axes stratégiques doivent guider la résistance congolaise selon Martin Fayulu.

Il y a l’union sacrée des forces politiques et civiles qui nécessite un dialogue inclusif entre pouvoir et opposition mais aussi une coordination des Wazalendo (toutes les forces d’autodéfense) avec les FARDC pour une résistance organisée. Ensuite, il y a une mobilisation médiatique et diplomatique avec un plaidoyer international pour sanctionner le Rwanda en identifiant tous les responsables impliqués.

Mettre en place une dénonciation systématique des exactions rwandaises via des rapports crédibles (comme celui de HRW sur la répression extra-territoriale du Rwanda). Enfin, la protection de l’intégrité territoriale et des ressources nationales. Il faut un audit des contrats miniers pour couper le financement des groupes armés et un soutien aux initiatives locales de développement pour priver les rebelles de recrutement.

L’heure du sursaut a sonné. L’exemple de Martin Fayulu rappelle que la loyauté envers la nation doit transcender les rivalités politiques. La RDC est à un tournant. Soit les Congolais s’unissent pour arrêter la balkanisation, soit le pays risque de sombrer dans une fragmentation irréversible. Il faut contrer la balkanisation, éviter le bradage de nos ressources et stopper le cycle des massacres. L’histoire jugera ceux qui, aujourd’hui, auront choisi le Congo avant leurs ambitions.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/ Consultant senior cabinet CICPAR

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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