Diaspora
La diaspora congolaise en Ouganda dénonce une collecte frauduleuse de fonds en son nom
Suite à l’article publié le 31 mai 2025, intitulé « Oubliés de la République : 50.000 réfugiés congolais en Ouganda lancent un cri d’alarme », la diaspora congolaise en Ouganda tient à rétablir les faits concernant la légitimité des sources citées. Williams Bugeme Kafindo, présenté comme président de la diaspora congolaise en Ouganda, ne représente plus cette communauté depuis sa démission officielle le 31 mars 2025, enregistrée sous la référence n°002/LP/KBW/2025 et validée par le Chargé d’affaires a.i. de l’ambassade de la RDC en Ouganda, le Chargé de la diaspora et le Comité des Sages.
Une nouvelle équipe dirigeante a été installée le 22 mai 2025, comme l’atteste la lettre réf. 132.23/A1/240/2025. Toute représentation par Williams Bugeme Kafindo au nom de la diaspora est donc une usurpation. La diaspora congolaise en Ouganda n’a mandaté personne pour parler en son nom ou collecter des fonds à Kinshasa pour les déplacés et victimes des atrocités à l’est de la RDC ayant fui en Ouganda. Toute initiative de ce type, notamment celle revendiquée par Williams Bugeme Kafindo, est qualifiée de frauduleuse et vise à tromper les autorités et l’opinion publique.

La diaspora précise également que le gouvernement congolais a dépêché une délégation officielle en Ouganda du 4 au 6 mai 2025 pour évaluer la crise humanitaire, en collaboration avec les représentants légitimes de la diaspora et l’ambassade de la RDC. Cette mission a permis d’initier une prise en charge des victimes, contredisant l’idée d’un abandon total des réfugiés.
La diaspora invite les médias à vérifier les informations auprès de ses instances légitimes ou de l’ambassade de la RDC en Ouganda pour éviter la diffusion d’inexactitudes. Elle réaffirme son engagement à soutenir les réfugiés congolais avec transparence, en collaboration avec les autorités compétentes, et appelle au respect de la vérité dans le traitement de leur situation.
La Rédaction
Diaspora
DIASPO SUMMIT AFRICA 2026 : Isaac Mukendi veut faire des communes le nouveau moteur de l’investissement en RDC
À Casablanca, lors de la 6ᵉ édition du DIASPO SUMMIT AFRICA 2026, Isaac Mukendi Tshishimbi a marqué les esprits en appelant à faire des communes et territoires de la RDC les nouveaux pôles d’investissement pour la diaspora congolaise. Devant des centaines de Congolais vivant au Maroc, l’autorité locale de Limete a plaidé pour une transformation profonde du rôle des institutions locales, estimant qu’elles doivent désormais devenir des espaces d’initiatives économiques structurées, capables d’attirer les capitaux, les compétences et les partenariats de la diaspora.

Intervenant sur le thème « Institutions locales en RDC et opportunités d’investissements pour la diaspora », Isaac Mukendi a défendu une vision fondée sur la proximité, la gouvernance territoriale et la valorisation des potentialités locales. Pour lui, les transferts de fonds de la diaspora ne doivent plus se limiter à la consommation familiale, mais être orientés vers des investissements productifs dans l’assainissement, l’immobilier, l’énergie, la mobilité urbaine, l’agriculture périurbaine et la digitalisation des services publics. Une prise de parole remarquée, qui place les communes au centre du débat sur le développement durable et le renouveau économique de la RDC.
Au cours des échanges, le bourgmestre adjoint de Limete a insisté sur la nécessité de repenser le rôle des entités territoriales décentralisées dans la dynamique de développement du pays. Selon lui, les communes, les villes et les territoires ne doivent plus être perçus comme de simples structures administratives, mais comme de véritables leviers de croissance économique et sociale.

« Les communes doivent devenir des espaces d’initiatives économiques structurées », a-t-il martelé devant l’assistance, composée de membres de la diaspora, d’investisseurs, d’acteurs institutionnels et de partenaires marocains.
Dans cette perspective, il a mis en avant plusieurs secteurs jugés prioritaires pour attirer les investissements de la diaspora congolaise. Parmi eux figurent notamment l’assainissement et la gestion des déchets, enjeux majeurs dans les grandes agglomérations, la mobilité urbaine pour répondre aux défis des embouteillages, ainsi que l’immobilier et le logement social, dans un contexte d’urbanisation croissante.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
