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« Rendez-moi mon fils ! » : L’appel bouleversant d’une mère après l’enlèvement de l’ex-député Kovo Ingila
L’ancien député national Kovo Ingila a été enlevé dans la nuit de lundi à mardi, vers 2 heures du matin, à son domicile de Mimosa, dans la commune de Ngaliema. Selon le témoignage de son épouse, des hommes lourdement armés, habillés en uniformes militaires et policiers, ont forcé le portail de leur résidence à bord d’un véhicule de type « Kabasele ».

« Ils ont défoncé l’entrée et ont envahi la maison. Mon mari a été emmené sans explication », a raconté l’épouse, encore sous le choc.
Trois jours après cette disparition brutale, la mère de Kovo Ingila a publié une vidéo poignante, implorant l’intervention du chef de l’État. En larmes, elle s’adresse directement au président de la République, dénonçant l’usage de son nom par les ravisseurs.
« Je demande parce qu’on a dit que c’est par ton nom. Je veux savoir où se trouve mon enfant. Je ne connais pas mon fils dans les mauvaises choses. Aidez-moi à comprendre. Ça fait trois jours déjà », sanglote-t-elle face caméra.
Ce rapt jette une lumière crue sur l’insécurité persistante à Kinshasa, même dans les milieux dits protégés, et sur l’impunité croissante des hommes en armes qui se réclament des institutions sans en avoir l’autorité. Les autorités, elles, restent silencieuses, tandis que la famille de l’ancien député-et l’opinion publique-réclament des explications.
Au-delà de l’affaire Kovo Ingila, cet enlèvement met une fois de plus en évidence la vulnérabilité des citoyens, quelle que soit leur stature, et le climat de peur qui gagne du terrain dans la capitale. Mais dans ce chaos, la voix d’une mère, brisée mais debout, vient rappeler l’essentiel : « Rendez-moi mon fils. »
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
