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Santé

JIEFO : 1 340 femmes déjà soignées et réinsérées en 5 ans par Fistula Program/DRC

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À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, célébrée chaque 23 mai, l’association Fistula Program/DRC (FISPRO) a annoncé avoir pris en charge 1 340 femmes atteintes de fistule obstétricale en cinq ans. Ces interventions ont eu lieu principalement à Kinshasa et à Butembo (Nord-Kivu), en République démocratique du Congo.

Ces chiffres ont été rendus publics ce 23 mai 2025 par Gloire Bakyahulene, chargé de communication de FISPRO, lors de la cérémonie officielle organisée à Butembo Fistula Hospital.

« En cinq ans, nous avons pu opérer et réinsérer 1 340 survivantes de la fistule obstétricale », a-t-il déclaré.

Le Dr Mathe Muhimi Gabriel, médecin-directeur du Butembo Fistula Hospital, a profité de l’occasion pour expliquer la nature de cette pathologie aux participants, parmi lesquels se trouvaient des patientes et des femmes guéries.

« Une fistule est une communication anormale entre deux organes. Dans le cas de la fistule obstétricale, cette ouverture se crée souvent pendant un accouchement difficile et prolongé. Elle peut concerner la vessie et le vagin (fistule vésico-vaginale) ou le rectum et le vagin (fistule recto-vaginale) », a-t-il précisé.

Le médecin a également cité les facteurs de risque : travail prolongé sans assistance médicale, âge jeune de la parturiente, soins de mauvaise qualité en zone rurale, complications chirurgicales (notamment lors de césariennes), traumatismes, ou encore le mariage précoce.

De nombreuses bénéficiaires de soins gratuits à l’hôpital ont pris la parole pour témoigner de leur guérison et ont invité d’autres femmes vivant dans le silence avec cette maladie à se faire soigner sans frais.

Présent à Butembo depuis 2025, FISPRO y a déjà formé 16 médecins, 5 anesthésistes et 34 infirmiers à la prise en charge efficace de la fistule obstétricale.

Le thème retenu pour cette édition 2025 est :

« Sa santé, ses droits – Construire un avenir sans fistule obstétricale ».

Dalmond Ndungo | CONGOPROFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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