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Les déclarations de Joseph Kabila sur les FARDC : Un diagnostic sévère du commandement militaire et de la prise en charge des troupes

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Dans la continuité de sa récente sortie du silence, l’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a livré une analyse incisive et critique de l’état des Forces armées de la RDC (FARDC). Ses propos pointent du doigt non pas la bravoure ou le patriotisme des soldats, mais des défaillances qu’il attribue directement à la « qualité du commandement et de leur prise en charge ».

Joseph Kabila a affirmé avec conviction : « Pour les avoir formés, commandés et conduits au front, je connais nos soldats. Bouc-émissaires, aujourd’hui, de toutes les contre-performances enregistrées sur le champ de bataille, ils ne sont pourtant pas, intrinsèquement moins bons, moins nationalistes et moins loyaux. Ce qui a changé entretemps, c’est la qualité du commandement et de leur prise en charge. »

Un plaidoyer pour le soldat, une accusation contre le commandement

En se référant à son expérience personnelle en tant qu’ancien chef des armées – « les avoir formés, commandés et conduits au front » – Joseph Kabila s’arroge une légitimité pour parler de l’âme du soldat congolais. Il rejette catégoriquement l’idée que les contre-performances enregistrées sur le terrain seraient dues à un manque intrinsèque de valeur, de nationalisme ou de loyauté des troupes. Pour lui, les soldats sont les « boucs-émissaires » d’une situation qui les dépasse.

Cependant, cette défense s’accompagne d’une accusation lourde contre les échelons supérieurs de la hiérarchie militaire et politique. L’ancien Président identifie deux facteurs clés qui, selon lui, expliquent les difficultés actuelles notamment : la qualité du commandement et leur prise en charge.

Ces propos de Joseph Kabila ne sont pas anodins. Ils interviennent à un moment où la RDC est confrontée à une escalade de la violence dans sa partie Est, notamment avec l’activisme du M23 et d’autres groupes armés. Les FARDC, malgré les efforts de renforcement, peinent à contenir ces menaces, suscitant frustration et colère au sein de la population. L’efficacité des stratégies militaires actuelles est remise en question par de nombreux observateurs, la société civile et même certains membres de la classe politique.

Pour Joseph Kabila, cette critique des FARDC s’inscrit dans sa démarche plus large de dénonciation de l’état « gravement malade » du pays. En pointant des faiblesses au sein de l’appareil sécuritaire, il renforce son argument selon lequel la situation actuelle est le fruit d’une gouvernance défaillante, implicitement celle qui a succédé à son régime. Cela peut être interprété comme une tentative de dédouaner l’héritage de son propre pouvoir en matière de défense, tout en se positionnant comme un connaisseur averti des défis sécuritaires.

MK Félicien/CONGOPROFOND.NET

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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage

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L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.

Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.

La thèse du piratage

D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.

L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.

Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.

Une version attendue de l’UBA

Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.

La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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