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Charles Mombaya, 18 ans déjà : hommage au père de la musique chrétienne congolaise
Il y a 18 ans jour pour jour, le monde de la musique chrétienne perdait l’un de ses plus grands piliers. Charles Mombaya Masani, artiste complet ( arrangeur, auteur, compositeur, interprète et producteur ) s’éteignait le 20 mai 2007, à l’âge de 50 ans, laissant un vide immense mais un héritage immortel. Considéré comme le père de la musique chrétienne congolaise, il demeure une figure fondatrice, inspirante, et intemporelle pour plusieurs générations d’artistes et de croyants.

Né en 1956 à Kinshasa, Charles Mombaya se fait baptiser en 1974 à l’Église Baptiste, marquant le début d’une vie entièrement consacrée à Dieu et à la musique. Dès l’année suivante, il fonde sa première chorale : Les Ambassadeurs du Christ, qui remporte rapidement plusieurs distinctions nationales. En 1980, il crée un nouveau groupe, Les Messagers, un quartet qui marquera durablement l’histoire du gospel congolais.
Pendant 33 années, Charles Mombaya bâtira une œuvre immense, riche de plus de 100 chansons et 20 albums, parmi lesquels Asifiwe ou El Shaddai sont devenus emblématiques. Son style, entre inspiration divine et rigueur musicale, a posé les fondements d’un genre aujourd’hui florissant.

Musicien mais aussi intellectuel, il étudie à l’Institut National des Arts (INA) de Kinshasa entre 1982 et 1986, avant de poursuivre son parcours en France. À la Sorbonne (Paris IV), il obtient une maîtrise en musicologie, puis un DEA en littérature comparée, mêlant ainsi la réflexion théorique à la pratique artistique. En 1979, il est même nominé pour composer l’hymne de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) — une reconnaissance rare pour un musicien gospel.
Un bâtisseur au service de la communauté chrétienne
En parallèle de sa carrière musicale, Mombaya joue un rôle central dans la structuration du secteur musical chrétien. Il fonde et préside l’Association des Musiciens Chrétiens du Congo (AMCC), qu’il dirigera jusqu’à sa disparition. En 2002, il reçoit un Diplôme de mérite des arts, sciences et lettres, décerné par les autorités congolaises en hommage à son parcours exemplaire.
De Kinshasa à Tokyo, de Paris à Port-au-Prince, Charles Mombaya a porté la Parole par le chant dans plus d’une vingtaine de pays : France, Belgique, Allemagne, Hollande, Portugal, Espagne, Suisse, Royaume-Uni, Norvège, États-Unis, Haïti, Japon, Jordanie, Angola…
Au-delà de ses propres œuvres, il aura profondément marqué et influencé une génération entière d’artistes gospel, dont plusieurs grandes figures : Or Mbongo Lemba, Dorcas Kaja, Sandra Mbuyi, Nana Lukezo, Chimène Manzambi, David Lukezo, Aimé Nkanu, Lazare Taka Sasa, Dav Ngoma, pour ne citer qu’eux.
Dix-huit ans après sa disparition, Charles Mombaya demeure une icône inégalée dans la sphère gospel congolaise. Son message, sa musique, son engagement continuent de résonner dans les églises, sur les scènes, et dans les cœurs. Il n’a pas seulement chanté : il a ouvert un chemin.
Dorcas Ntumba
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
