Environnement
Kinshasa se dote d’une nouvelle régie des déchets, la REGEDEK : efficacité ou effet d’annonce ?
Dans un communiqué officiel daté du 17 mai 2025, le ministère provincial de l’Environnement, Propreté publique et Embellissement de la Ville de Kinshasa annonce la création d’une nouvelle entité : la Régie de Gestion des Déchets de Kinshasa (REGEDEK). Issue d’un arrêté du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, en date du 18 avril dernier, cette structure publique à caractère technique aura la lourde tâche de coordonner la collecte et l’évacuation des ordures dans l’ensemble des 24 communes de la capitale congolaise.

Placée sous la tutelle directe du ministère provincial, la REGEDEK se présente comme une réponse administrative à une urgence sanitaire et environnementale criante. Les missions annoncées sont ambitieuses : encadrer les collecteurs de déchets, agréer les PME du secteur, optimiser les circuits de collecte par commune, et implanter des points de collecte systématiques. Sur le papier, le plan a tout d’une réforme rationnelle.
Mais le scepticisme s’impose…
Les Kinois, lassés des montagnes d’immondices et des promesses sans lendemain, n’en sont pas à leur première “régie” ou “opération de salubrité”. Depuis l’époque du projet « Kin Bopeto », les effets de manche ont souvent précédé l’effet réel sur le terrain. Dans un contexte où la corruption mine les marchés publics et où les équipements de collecte font défaut, la REGEDEK devra prouver qu’elle n’est pas un énième guichet clientéliste déguisé en réforme.
Le communiqué précise que les collecteurs devront désormais être enregistrés et agréés. Bonne idée, si l’objectif est d’assainir un secteur anarchique. Encore faut-il que cette formalisation ne se transforme pas en machine à rançonner des petits prestataires déjà fragiles.
La propreté de Kinshasa mérite mieux qu’un nouveau logo. Il faut des moyens, un suivi indépendant, et surtout une volonté politique constante. Les Kinois attendent des résultats, pas un nouveau sigle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
UPN : Fabrice Ngubi Mombenga décroche une « Grande distinction » grâce à une recherche innovante sur la protection de la flore
L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a servi de cadre à une soutenance scientifique d’une rare densité intellectuelle au cours de laquelle le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, Directeur général de l’ISP BUSSA/NDOLO-LIBOKO, a brillamment obtenu la mention « Grande distinction » à l’issue de la défense publique de son mémoire de diplôme d’études approfondies (DEA).
Présenté au sein de la Faculté de pédagogie et didactique des disciplines, orientation biologie, ce travail scientifique consacre un parcours académique marqué par la rigueur méthodologique, la pertinence scientifique ainsi qu’une réflexion approfondie sur les mécanismes modernes de transmission des savoirs dans le système éducatif congolais.

Une étude centrée sur l’éducation environnementale
Intitulée : « Analyse de la fiche de préparation d’une leçon sur la protection de la flore selon l’approche par situation au niveau de la 8ᵉ année de l’éducation de base dans les écoles de Gemena/Sud-Ubangi », cette recherche s’inscrit dans une dynamique pédagogique novatrice axée sur l’éducation environnementale et la contextualisation des apprentissages.
À travers cette étude, le récipiendaire s’est appliqué à analyser les stratégies pédagogiques capables de développer chez les apprenants une conscience écologique plus affirmée ainsi qu’une meilleure compréhension des enjeux liés à la préservation de la biodiversité.
Dans son exposé, Fabrice Ngubi Mombenga a démontré avec éloquence que « l’approche par situation constitue un levier pédagogique essentiel pour stimuler l’esprit critique et la participation active des élèves face aux problématiques environnementales ».
Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer la protection de la flore parmi les priorités éducatives des programmes de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.
Un jury conquis par la qualité scientifique du travail
Séduit par la pertinence du sujet, la solidité des analyses et la cohérence argumentative développée durant toute la défense, le jury a unanimement salué « une contribution remarquable à l’amélioration qualitative de l’enseignement des sciences biologiques ».
Cette reconnaissance académique prestigieuse traduit non seulement le mérite personnel du Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, mais aussi le dynamisme scientifique de l’UPN, institution réputée pour son engagement dans la formation des élites pédagogiques nationales.
Une figure montante de la recherche pédagogique en RDC
Grâce à cette distinction de haute portée académique, le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga s’impose désormais comme l’une des figures émergentes de la recherche pédagogique en République démocratique du Congo.
Son travail illustre l’engagement d’une nouvelle génération d’intellectuels congolais déterminés à contribuer à la refondation qualitative du système éducatif national, à travers des recherches ancrées dans les réalités sociales et environnementales du pays.
Blaise ABITA ETAMBE
