Sécurité
Réserve armée de la Défense : Début de la formation des recrues au Nord-Kivu dans les prochains jours
Lieutenant-Colonel Heradi Yaya Benjamin, assistant du coordonnateur national de la Réserve armée de défense (RAD) et adjoint en charge de la mobilisation et du recrutement, a confirmé, ce dimanche 18 mai 2025, au cours d’une séance de sensibilisation des membres du groupe de pression «Véranda Mutsanga» de Butembo, le début dans la semaine en cours de la formation proprement dite des recrues au sein de la RAD, à Nyaleka à Beni, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
«A Nyaleke, le centre est déjà ouvert, nous n’attendons que la formation commence et se termine dans un délai de 45 jours au moins. Il y a déjà cette sorte d’impatience dans les chefs de certains VDP qui sont venus bien avant lorsque nous avons commencé à accueillir les VDP au centre. Il y a plus d’un mois d’attente, c’est quand-même beaucoup, voilà pourquoi nous débutons en début de semaine prochaine et le compteur commence à tourner pour qu’au 45e jour, on termine le programme qui est déjà prévu quant à ce», a-t-il déclaré, appelant tous les retardataires à intégrer cette plateforme afin de défendre la patrie contre les ennemis de la paix.
Ce message a été bien capté par les membres de la Véranda Mutsanga qui annoncent une grande sensibilisation de toute la population de Butembo à intégrer la RAD. «Le samedi 24 mai 2025 sera une journée historique. Toute la population de Butembo, nous devons prouver que nous sommes prêts à défendre nos terres et avant de défendre ces dernières, nous devons être initié aux stratégies militaires», a déclaré Tembos Yotama, leader de ce groupe de pression.
Et d’ajouter : «le Lieutenant-colonel vient de nous dire qu’il n’y a pas de limite d’âge, à partir de 18 ans, exceptés les mineurs. Nous sommes tous concernés pour la défense de la patrie, pour l’apprentissage de maniement des armes, des stratégies et de la déontologie militaire».
Toutes les conditions sont déjà réunies au niveau du centre de formation de Nyaleka à Beni pour que le programme se déroule normalement, a conclu l’officier militaire.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
