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Des bancs pour l’avenir : le Service National équipe 1200 bancs aux écoles de Kinshasa en 1 semaine

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Dans le cadre de sa campagne « Pas d’école sans banc », le Service National, sous la direction de son commandant, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a amorcé une vaste opération de dotation en bancs scolaires à Kinshasa.

4 établissements primaires et secondaires de la capitale viennent d’en bénéficier, dans un contexte où la gratuité de l’enseignement, bien que salutaire, a entraîné une forte pression sur les infrastructures scolaires.

Ce lundi 12 mai 2025, l’ambiance était studieuse à l’Institut Technique Commercial (ITC) de Kintambo. Élèves et enseignants ont accueilli avec enthousiasme l’arrivée de 300 nouveaux bancs, fabriqués par les bâtisseurs du Service National. Sur place, les apprenants eux-mêmes ont procédé au remplacement des vieux mobiliers délabrés. Une scène symbolique qui traduit l’appropriation de cet appui logistique par les bénéficiaires.

« Aujourd’hui, je dirais que c’est une concrétisation. Nos enfants vont enfin étudier dans de bonnes conditions », a témoigné un parent, ému. « On l’a vu, au début de la gratuité, certains élèves étudiaient à même le sol. Mais grâce au chef de l’État et au général Kasongo, on observe une amélioration significative », a-t-il poursuivi.

Pour d’autres, c’est un souffle d’espoir : « Ces 300 bancs, c’est plus que du mobilier. C’est l’horizon qu’on nous offre, c’est l’opportunité de continuer notre éducation. Ce geste démontre combien le chef de l’État tient à l’avenir de l’école congolaise », a déclaré un élève de l’ITC, plein de reconnaissance.

Déjà, le 5 mai dernier, deux autres écoles ont reçu des dotations similaires. À l’Institut Président Kassavubu, dans la commune éponyme, 28 années de service n’ont pas entamé l’enthousiasme de Fidèle Makabi, enseignant, qui salue la qualité des bancs livrés : « Avant, on recevait des bancs faits de bois de manguier, de mauvaise qualité. Aujourd’hui, on voit clairement la différence. »

Même son de cloche à l’Institut Wangata, dans la commune de Kinshasa, où les autorités scolaires ont exprimé leur gratitude : « Ces bancs-pupitres vont permettre aux apprenants de mieux suivre les cours et de perfectionner leur écriture, dans des conditions conformes aux standards pédagogiques. Ces résultats, nous les devons au Service national. »

Au total, 1.200 bancs ont été distribués en une semaine. Des milliers d’élèves de Kinshasa vont désormais apprendre dans la dignité, dans un cadre propice. Une réponse concrète aux défis de la gratuité de l’enseignement, portée par la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et matérialisée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Quant aux bancs : mission accomplie, et bien remise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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