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Un jeune homme foudroyé en prière sur la montagne sacrée de Mangengenge 

Moïse Sanga avait à peine franchi le seuil de la vingtaine. Dans son entourage, on le connaissait comme un jeune homme habité par la foi, animé d’une ferveur rare. Le dimanche 11 mai 2025, il gravit la montagne de Mangengenge, haut lieu de prières à Kinshasa, pour y vivre une retraite spirituelle de trois jours. Il n’en redescendra jamais.

Ce jour-là, le ciel s’est déchaîné. Une pluie violente s’est abattue sur la capitale. Isolé dans un recoin escarpé de la montagne, Moïse a été frappé par la foudre. Le choc fut fatal. Il est mort sur-le-champ, seul, en pleine méditation, loin des regards, le cœur tourné vers Dieu.

Ce n’est que le lendemain, lundi 12 mai, qu’un autre pèlerin, Cédrick Isengoma, en retraite lui aussi, découvre le corps inerte. La police est déjà sur les lieux. La zone a été bouclée. Une vidéo tournée par Cédrick, sobre et poignante, témoigne du drame : les autorités tentent d’identifier le défunt et de joindre sa famille.

Grâce à cette vidéo et au téléphone resté intact, Moïse est enfin reconnu. Ses proches, abasourdis, avaient cru à un simple silence spirituel, respectant les trois jours de prière annoncés par leur fils. La nouvelle de sa mort les prend à revers, brutale, incompréhensible.

La disparition de Moïse Sanga résonne comme un cri silencieux dans les hauteurs de Mangengenge. Elle rappelle le choix radical de nombreux jeunes croyants, prêts à se retirer du monde pour chercher la lumière divine. Moïse était de ceux-là. Sa foi l’a mené jusqu’au bout du chemin, jusqu’au seuil du ciel. Sa mémoire restera vivante, comme celle d’un jeune homme épris de Dieu, tombé en silence, foudroyé par les cieux qu’il priait.

Dorcas Mwavita/CongoProfond.net