Connect with us

À la Une

Inondations au Sud-Kivu : 62 morts et un nombre indéterminé de personnes portées disparues à Kasaba (gouvernement provincial)

Published

on

Alors que la République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à entrer dans la saison sèche, les populations du village de Kasaba, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, peinent encore à enterrer leurs morts et à retrouver leurs proches disparus.

Cette localité a été dévastée par des inondations meurtrières dans la nuit du 8 au 9 mai, causées par le débordement de la rivière épynôme, gonflée par des pluies diluviennes.

Le dernier bilan officiel, rendu public par le Gouvernement provincial du Sud-Kivu, fait état de 62 morts, un nombre indéterminé de personnes disparues, 150 maisons détruites ou emportées, 30 blessés, et plusieurs sans abris, exposées aux intempéries. Le communiqué évoque également la destruction de champs agricoles, la perturbation des activités scolaires, et une inquiétante situation sanitaire.

Ce drame survient alors que d’autres coins du pays font également face à des intempéries. Kinshasa, Tanganyika, Matadi, Kenge et plusieurs autres grandes villes et villages sont confrontés depuis des semaines à des pluies torrentielles, avec leur lot de pertes humaines et de destructions. Mais à chaque fois, le silence des autorités nationales surprend et révolte.

Au Sud-Kivu, le gouvernement provincial a exprimé sa compassion et lancé un appel urgent à la mobilisation de l’aide humanitaire. Mais pour l’instant, sur le terrain, peu de choses changent. Les familles dorment sous les arbres, sans eau potable, sans assistance médicale, et dans l’angoisse d’une autre catastrophe.

Le paradoxe est là : alors que les pluies s’effacent progressivement pour laisser place à la saison sèche, censée apporter un répit, les stigmates de cette catastrophe resteront longtemps visibles à Kasaba. Et la question demeure : où est le gouvernement central face à cette détresse ?

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

Published

on

Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

Continue Reading