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Bestine Kazadi prise pour cible : Retour sur une polémique déformée
Lynchée sur les réseaux sociaux après un incident survenu devant sa résidence, la ministre Bestine Kazadi brise le silence et rétablit les faits. Non, il ne s’agit ni d’un abus de pouvoir, ni d’un acte de brutalité gratuite. Il s’agit d’un regrettable malentendu, aujourd’hui instrumentalisé à des fins de manipulation émotionnelle.
Tout commence le vendredi 9 mai, à l’aube. Vers 7h00, un attroupement inhabituel se forme devant le portail de la résidence de la Ministre. Alerte, Bestine Kazadi sort de chez elle et découvre qu’un homme tente de stationner son véhicule devant sa porte d’entrée, sous prétexte d’accompagner son enfant à l’école. Le policier en poste, conformément aux règles élémentaires de sécurité, lui demande de dégager l’accès. Ce que tout citoyen respectueux aurait accepté.
Mais l’homme s’emporte. Il insulte, agresse physiquement l’agent de police, déchire son uniforme, va jusqu’à le gifler. Face à cette violence, le policier réagit-dans les limites de ses fonctions et de son droit à se défendre.
Loin de se retrancher derrière son statut, Bestine Kazadi prend ses responsabilités : elle alerte immédiatement les forces de l’ordre, veille à une prise en charge médicale du père, de l’enfant et de son épouse, qu’elle accompagne elle-même à l’hôpital. Aucun traumatisme n’est constaté, les examens sont rassurants. L’affaire est désormais entre les mains des autorités compétentes, une enquête est en cours.
Mais cela n’a pas empêché les réseaux sociaux de s’emballer, ignorant les faits, la procédure en cours et les principes élémentaires du contradictoire. La ministre, consciente de sa charge publique et de la nécessité de préserver l’apaisement, a même présenté ses excuses à la famille impliquée-un geste rare, digne, et pourtant passé sous silence.
« On ne peut pas bâtir un État de droit sur la base de l’émotion et du mensonge », déclare-t-elle. Elle rappelle que chacun, citoyen comme agent de l’État, a droit à une défense équitable. Le respect des règles de sécurité ne peut être brandi comme un abus, et les responsabilités doivent être établies dans le calme, non dans la clameur virtuelle.
En temps de réseaux sociaux rois, où l’indignation précède l’enquête, la ministre Bestine Kazadi rappelle que gouverner, c’est aussi tenir face aux tempêtes de désinformation. Et ne pas céder à la dictature du faux buzz.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET