Sécurité
Ituri : Coup dur pour la milice ZAIRE/CRP – Les FARDC frappent fort à Kafé !
Les FARDC en action, la milice en déroute. Ce mercredi 7 mai 2025, l’armée congolaise a mené une offensive éclair et décisive contre la milice ZAIRE/CRP de Thomas Lubanga, alliée du M23/RDF dans la localité de Kafé, en chefferie de Bahema Nord, groupement Lossandrema (Ituri).
Dès les premières heures du jour, les troupes congolaises ont pris le dessus, neutralisant plusieurs miliciens et récupérant un arsenal d’armes. Une opération stratégique qui marque un nouveau tournant dans la lutte contre l’insécurité dans la région. À l’heure actuelle, le ratissage se poursuit pour sécuriser toute la zone et écarter toute résurgence ennemie.
« Un combat juste et loyal » Sur le terrain, c’est le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, gouverneur militaire de l’Ituri et commandant des opérations, qui mène la manœuvre avec fermeté. Il lance un appel fort à la population : « Soutenez votre armée ».
Une victoire saluée
Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires en Ituri, au nom du gouverneur de province. Il salue la discipline et le courage des troupes.
Une chose est sûre : les FARDC continuent de montrer que la République ne reculera pas face aux groupes armés. La population, elle, commence à reprendre espoir, portée par la détermination de ses soldats.
Verite Johnson/CongoProfond.net
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
