Analyses et points de vue
Le Congo en péril : L’heure d’une mobilisation nationale a sonné ( Par Jean Jeef Mwanza/Spécialiste en communication et acteur social)
Alors que la République Démocratique du Congo fait face à des défis d’une ampleur inédite-crise sécuritaire à l’Est, tensions politiques persistantes, déliquescence sociale-une vérité s’impose : le sursaut national ne peut plus attendre.
Congolaises, Congolais, il est temps de sortir de l’indifférence. Il est temps de comprendre que notre destin commun ne se construira ni dans la division, ni dans la passivité, encore moins dans l’égoïsme politique. Notre seul héritage, c’est le Congo. Et il ne survivra que si nous décidons, ensemble, de le défendre.
Aux acteurs politiques, de la majorité comme de l’opposition, il faut le dire avec fermeté : le pays ne peut plus être l’otage de vos querelles. L’heure n’est plus aux calculs partisans, mais au service de la nation. Aucun développement n’est possible dans le chaos. Aucune démocratie ne peut prospérer sans unité ni vision commune.
À la jeunesse congolaise, la balle est dans notre camp. L’avenir ne tombera pas du ciel. Il se construit maintenant, par l’instruction, l’organisation, l’engagement. Si nous refusons de prendre la plume de notre histoire, d’autres, ailleurs, l’écriront contre nous.
Car oui, une guerre nous est imposée. Injuste, sanglante, perfide. Mais ce combat, mené à l’Est, est celui de tout un peuple. Il ne concerne pas uniquement les militaires, ni un gouvernement isolé. Il engage la nation entière. Le Congo ne survivra pas divisé. Sans le Congo, il n’y aura ni majorité, ni opposition, ni avenir.
C’est pourquoi nous devons nous rassembler derrière le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Non pas par suivisme, mais par exigence patriotique. Défendre notre souveraineté, restaurer la paix, rebâtir l’État, voilà les priorités.
Le Congo mérite mieux que notre silence. Il mérite notre unité. Il mérite notre amour.
Debout Congolais, pour que vive le Congo !
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
