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Katumbi, Fayulu, Kabila et Sessanga en union : Quand les ennemis d’hier s’alignent derrière la CENCO et l’ECC, c’est que le feu est vraiment à la maison !

C’est une image que peu de Congolais auraient pu imaginer : Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Joseph Kabila et Delly Sessanga, unis dans une déclaration commune, main dans la main (ou presque) derrière l’initiative de dialogue national portée par les Églises catholique (CENCO) et protestante (ECC). Une convergence improbable qui traduit une chose : le pays est au bord de la rupture.

Dans un langage diplomatique, mais sans équivoque, ces quatre poids lourds politiques dénoncent l’enlisement sécuritaire, l’échec des solutions militaires et la dérive institutionnelle d’un régime qui a échoué à garantir la paix. Ils exigent le retrait des forces étrangères, le retour des déplacés, la transparence sur les accords régionaux, mais surtout… une réponse congolaise à une crise congolaise.

Le plus explosif ? Leur proclamation selon laquelle « seule une solution endogène » peut permettre au pays de sortir du chaos, tout en dénonçant la gouvernance actuelle, la dictature rampante, les violations de la Constitution et les conséquences de la fraude électorale. Un tir groupé qui vise directement le pouvoir de Tshisekedi, sans le nommer.

En réalité, cette déclaration commune est bien plus qu’un appel au dialogue : c’est une charge politique qui met le régime devant ses responsabilités, en soulignant l’incapacité du leadership actuel à préserver l’intégrité territoriale et à fédérer la nation. Kabila qui signe un texte appelant à la fin de la dictature, c’est dire à quel point le système est perçu comme à bout de souffle.

En s’alignant sur l’initiative ECC-CENCO, ces figures antagonistes cherchent aussi à reprendre l’initiative politique et à forcer la main au pouvoir. Ce front commun est un avertissement : si le régime continue de jouer la montre, l’implosion ne sera plus seulement sécuritaire, elle sera nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET