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Analyses et points de vue

Mpox dans le Haut-Katanga  : plus de 3 400 cas suspects notifiés dont 84 morts, un problème sanitaire ou de communication ?

Le ministre national de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a fait état d’environ 3 495 cas suspects de Mpox, dont 84 personnes déjà mortes, dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. Pourtant, les autorités locales en charge de cette question restent silencieuses sur l’évolution de cette épidémie hautement contagieuse.

Ces statistiques ont été données lors de la 40e réunion du conseil des ministres présidée par le président de la République Félix Tshisekedi, vendredi 18 avril dernier au gouvernorat de la province du Haut-Katanga, dans la ville de Lubumbashi.

Cependant, le genre, l’âge et les zones de santé où se trouvent ces malades ne sont pas toujours communiqués. Ce flou de communication sur la situation épidémiologique de la province du Haut-Katanga, grande de trois et six territoires, perdure et devient inquiétant pour les habitants.

Depuis la première déclaration officielle du ministre provincial de la Santé, représenté par Valérienne Mumba Kiboko, informant l’opinion sur la présence de cette maladie dangereuse dans la province, avec deux cas confirmés, plusieurs questions demeurent sans réponses notamment  : Où sont ces personnes  ? Qui sont-elles ? Comment se passent leur prise en charge ? Sont-elles écartées des autres ou elles vivent comme d’habitude  ? Ces interrogations taraudent l’esprit des Haut-Katangais.

Face à la situation de la Mpox dans cette partie de la République, la population assiste à une communication intermittente, pourtant c’est une maladie sérieuse et mortelle. Le 02 janvier dernier, le ministère provincial de la Santé à travers son médecin inspecteur, Dr Nick Thérèse Kayila Nianga, a révélé que la Mpox a déjà affecté 18 zones de santé sur 27 existantes avec un cumul de 148 cas suspects. Mais les lieux et les noms de ces zones n’ont pas été indiqués.

Alors que la population doit observer les mesures barrières pour se protéger contre la maladie de la variole de singe, qui se manifeste par la fièvre, des douleurs musculaires, une fatigue. Puis une éruption cutanée étendue apparaît (macules, papules puis pustules). Elle reste en même temps confrontée à un problème de communication, ce qui risquerait de favoriser un embrasement tacite de l’épidémie dans la région.

Patient Mubiayi Mby, à Lubumbashi/CONGOPROFOND.NET