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Kabila accusé de trahison : La Justice congolaise ouvre le feu !
Un coup de tonnerre vient de secouer la scène politique congolaise. Dans un communiqué solennel, publié tard dans la soirée de ce samedi 19 avril 2025, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux annonce avoir donné injonction à l’Auditeur général des FARDC ainsi qu’au Procureur général près la Cour de cassation pour engager des poursuites judiciaires contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange, ainsi que ses proches du PPRD/FCC.
En cause : leur participation directe à l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda, à travers le mouvement armé M23, qualifié sans détour de « mouvement terroriste AFC/M23 » par le ministère.
Des mesures d’exception contre l’ex-régime
L’annonce ne s’arrête pas aux poursuites judiciaires. Le ministre ordonne également :
- la saisie de tous les biens mobiliers et immobiliers appartenant à Kabila et à ses supposés complices ;
- des restrictions de mouvement à l’encontre de tous les cadres du PPRD/FCC impliqués.
Ces mesures, d’une portée juridique exceptionnelle, s’apparentent à une mise en quarantaine judiciaire de tout un pan de l’ancien pouvoir.
Un virage à haut risque
Cette offensive judiciaire marque une rupture frontale et irréversible entre le pouvoir de Félix Tshisekedi et celui de son prédécesseur. Déjà miné par les tensions depuis la rupture de la coalition FCC-CACH en 2020, le climat politique congolais entre désormais dans une zone de turbulence.
Des analystes y voient un tournant potentiellement déstabilisateur, tant sur le plan institutionnel que sécuritaire, dans un contexte où la guerre à l’Est fragilise déjà les fondements de l’État.
Justice ou règlement de comptes ?
L’opinion publique et les chancelleries étrangères s’interrogent : s’agit-il d’une véritable quête de justice ou d’un coup politique visant à neutraliser le camp Kabila ? Dans tous les cas, la présomption d’innocence et l’indépendance de la justice seront scrutées de près dans les prochains jours.
Une chose est sûre : avec cette annonce, le pouvoir vient de franchir un point de non-retour. Le bras de fer entre les héritiers du système Kabila et l’actuelle administration est désormais judiciarisé, et pourrait redessiner les équilibres politiques de la RDC pour les années à venir.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
