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Culture

RDC : Hervé Pedro dévoile Les lettres non envoyées, ce mardi, au Centre Wallonie-Bruxelles

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Entre journalisme et poésie, il y a des règles, des codes… parfois opposés. Pourtant, Hervé Pedro semble posséder ce don rare de naviguer entre ces mondes avec une aisance déroutante.

Journaliste, entrepreneur, poète — les facettes de cet auteur congolais s’entremêlent. D’abord connu pour sa plume affûtée sur Beto.cd (ex-Politico.cd), il bifurque ensuite vers le numérique avec Numerico.cd, média spécialisé tech. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’en 2023, il prête sa voix à une autre forme d’écriture : la poésie urbaine, avec Les lettres non envoyées, publié aux éditions Kpossible.

Ce recueil poétique, délicat et profond, a été préfacé par le père Roberto Ponti, qui y voit « une invitation à sentir l’émotion en chaque mot et à percevoir dans les vers une interpellation pour notre société ». Il compare la poésie de Pedro à « un chiffon séchant sur une corde à linge » : vulnérable, authentique, et exposée au temps.

À travers des thèmes tels que le patriotisme, l’amour ou encore la maternité, Hervé Pedro livre une poésie incarnée, empreinte de sensibilité. Dans Vaillante mère, par exemple, l’auteur rend un hommage puissant à la femme et à la mère, figures centrales de notre société. Sa plume explore aussi les bouleversements de l’âme et les transformations sociales, avec justesse et émotion.

Le père Ponti insiste : Les lettres non envoyées est un livre à lire lentement. “La brièveté n’a rien à voir avec la facilité. Relisez, fatiguez-vous à lire, et vous verrez que chaque mot y pèse son poids d’or.”

Ce mardi matin à 10h30, le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa a accueilli cette voix singulière. Une rencontre littéraire où l’impensable devient indispensable, pour tous ceux qui aiment les mots qui résonnent longtemps.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Société

Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs

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En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.

Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.

L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.

Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.

Blaise ABITA

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