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Nzaloka Bolisomi : « Le MLC restera le rempart contre les ennemis de la République »
Vice-Président Fédéral du MLC Maï-Ndombe 1, NZALOKA BOLISOMI Bienvenu s’est confié à la rédaction de CONGOPROFOND.NET sur les enjeux politiques actuels, notamment le positionnement du Mouvement de Libération du Congo (MLC), les tensions à l’Est, et le processus de paix initié par les autorités. Une parole forte et assumée dans un contexte national sous tension.
Un parti en croisade contre les anti-valeurs
À la question de savoir jusqu’à quand le MLC maintiendra sa posture avant-gardiste face aux anti-valeurs, M. NZALOKA est catégorique :
« Nous avons pris les armes dans ce pays pour que toutes les tribus du Congo, toutes les minorités, tous les groupes ethniques sentent qu’il existe un État qui ordonne, un État qui protège. »
Il voit dans cette mission historique du MLC l’origine de la reconnaissance actuelle du parti comme une force politique s’opposant fermement aux dérives incarnées par des groupes comme le M23/AFC et le mouvement « Mobondo ».
L’ombre de Joseph Kabila plane sur Goma
Interrogé sur les rumeurs du retour de l’ancien président Joseph Kabila à Goma, M. NZALOKA ne mâche pas ses mots. Pour lui, cette éventualité ne fait que confirmer ce que Jean-Pierre Bemba dénonçait déjà depuis des mois : « Le véritable chef de l’AFC/M23 n’était autre que le sénateur à vie Joseph Kabila. »
Selon lui, Kabila fréquente déjà Goma depuis que la ville est sous contrôle de l’armée rwandaise et de l’AFC-M23. Il affirme que sa résidence y est protégée par les forces rebelles, qualifiant l’annonce de son retour par l’Est de « simple diversion ».
Consultations politiques : l’exclusion de fait du PPRD ?
Quant au boycott des consultations nationales menées par le professeur Eberande Kolongele par le PPRD, le Vice-Président du MLC/Mai Ndombe 1 estime que ce choix marginalise de facto ce parti dans le processus de paix. Il accuse même certains de ses cadres de connivence avec des groupes armés : « Aujourd’hui, si tu n’es pas aux côtés du peuple congolais, c’est que tu es avec les intérêts rwandais. »
Il rappelle également les propos tenus à Nairobi lors de la création du mouvement AFC, évoquant les ralliements de plusieurs figures politiques, dont des parlementaires et mandataires publics. Un signal clair, selon lui, de l’infiltration de la classe politique par des éléments favorables aux rebelles.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET