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“Ce n’est pas juste” : le pasteur Diyoka défend Shekinah Tabernacle face aux accusations

Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a récemment suscité une vive controverse en évoquant la possibilité de démolir l’Église Shekinah Tabernacle, située dans la commune de Matete à Kinshasa. Cette décision serait motivée par l’emplacement de l’Église, construite près des rives de la rivière N’djili, une zone souvent sujette à des inondations. Dans un contexte où la sécurité publique est primordiale, cette déclaration a immédiatement déclenché des réactions au sein de la communauté chrétienne et au-delà.

En réponse à ces accusations, le pasteur Richard Diyoka a pris la parole pour défendre son Église. Il a fermement rejeté les allégations selon lesquelles la Shekinah Tabernacle serait responsable des inondations récentes, souvent attribuées à une construction anarchique. « Je pense que ce n’est pas juste, l’Église n’est pas responsable de ça », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que l’Église se conforme aux réglementations en vigueur.

Le pasteur Diyoka a également expliqué que l’Église est entourée de caniveaux de 2 mètres de large, couvrant un périmètre de 250 mètres, conçus pour canaliser les eaux vers la rivière N’djili. Ces infrastructures ont été réalisées après plusieurs démarches officielles auprès des autorités compétentes, notamment l’Office des voiries et drainage (OVD), et ont été financées par l’Église elle-même. Cela démontre l’engagement de la communauté envers la sécurité et la prévention des inondations.

Diyoka a insisté sur le fait que le temple est séparé de plusieurs mètres de la rivière, ce qui rend infondées les accusations portées contre l’Église. « Nous ne sommes pas sur la rivière », a-t-il martelé, appelant à un examen objectif des faits. Il a également souligné la nécessité d’une compréhension claire des causes des inondations, qui, selon lui, sont principalement dues aux fortes pluies dans le Bas-Congo, provoquant un important débit d’eau qui s’est dirigé vers N’djili.

Cette situation met en lumière le besoin urgent d’un dialogue constructif entre les autorités et les communautés religieuses. Alors que l’Église Shekinah Tabernacle continue de recevoir le soutien de ses fidèles, il est essentiel que les décisions concernant les infrastructures et la sécurité soient prises en tenant compte des réalités locales et des efforts déjà déployés par les institutions religieuses. La collaboration entre les différentes parties pourrait non seulement aider à résoudre cette crise, mais aussi à prévenir de futurs conflits similaires.

Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET