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Politique

« Le prochain gouvernement doit être composé de technocrates expérimentés capables de lutter contre la guerre d’agression rwandaise » Isidore Kwandja

L’acteur sociopolitique de la République Démocratique du Congo, actuel responsable du Comité national de la Francophonie, Isidore Kwandja, soutient les consultations initiées par le Président Félix Antoine Tshisekedi.

Celles-ci sont pilotées par son conseiller spécial en matière de sécurité, Désiré-Cashmir Eberande, en collaboration avec le questeur du Sénat, Taupin Kabongo Mukengeshayi, et le directeur de cabinet adjoint du chef de l’État, André Wameso, en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Il s’agit de mettre en place un gouvernement bénéficiant d’un large soutien de toutes les tendances politiques, avec pour mission principale de lutter efficacement contre la menace extérieure, notamment l’agression rwandaise.

Cependant, Isidore Kwandja insiste pour que ce gouvernement soit composé d’hommes et de femmes technocrates expérimentés, capables de conduire le pays vers la victoire.

En effet, les tueries, les pillages des ressources naturelles et les destructions massives des biens des populations menés par l’armée rwandaise et ses supplétifs durant une trentaine d’années de guerre larvée ont entraîné la destruction des infrastructures de base dans les territoires occupés, l’aggravation du chômage et de l’extrême pauvreté dans tout le pays, avec leur cortège de souffrances et de violences généralisées”, a-t-il souligné.

Pour maximiser les chances de remporter les deux guerres — sécuritaire et économique — Isidore Kwandja estime qu’il est impératif de trouver un équilibre dans la formation du prochain gouvernement, en y intégrant à la fois des politiques et des technocrates aguerris.

Nous devons lutter simultanément contre l’agression extérieure et contre la crise économique intérieure : pauvreté, chômage, manque de perspectives pour les jeunes… car l’une nourrit l’autre et vice-versa”, a-t-il ajouté.

Il met en garde contre la tentation de revenir à la logique du “poids politique”, qui consisterait à accorder des postes ministériels sur base de la seule représentativité partisane, au détriment des compétences.

« Si nous voulons réussir le processus de rattrapage économique et promouvoir un réel développement, nous devons absolument nous appuyer sur des technocrates outillés et expérimentés, capables d’apporter des solutions concrètes et des résultats mesurables.

Mais si nous revenons à la bonne vieille tradition congolaise du ‘poids politique’ pour simplement combler des cases et contenter la classe politique, nous risquons de reproduire les mêmes échecs. Ce type de choix ne résoudra ni la crise sécuritaire ni la crise économique, il ne fera que les aggraver », a-t-il conclu.

Faustin Nkumbi/CongoProfond.net