Politique
Consultations politiques en RDC : Adolphe Muzito exprime sa volonté de participer au Gouvernement d’union nationale
L’ancien premier ministre et président du parti « Nouvel Élan », Adolphe Muzito, a exprimé, ce vendredi 4 avril, la volonté de son parti de rejoindre le futur Gouvernement d’Union nationale. Après avoir été reçu en consultation par le Conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Muzito a réaffirmé son engagement à contribuer activement à la résolution de la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Dans ses propos, le leader du Nouvel Élan a précisé que son parti ne souhaitait pas intégrer le gouvernement en tant que simple force d’opposition, mais comme une partie prenante de la nouvelle majorité. Selon lui, la situation actuelle exige une solidarité nationale face à l’agression du groupe rebelle M23, responsable de nombreuses violences et de déplacements massifs de populations dans la région de l’Est.
«Je suis disposé à apporter ma contribution en ce moment où le pays est agressé. Je ne veux pas entrer au gouvernement en tant que parti de l’opposition. Je veux contribuer en tant que nouvelle majorité, dans sa nouvelle configuration, pour aider le Président à extirper le M23 qui nous agresse», a-t-il déclaré.
Adolphe Muzito a également exprimé son soutien à l’appel du Chef de l’État pour une unité nationale renforcée, soulignant que la période de crise actuelle nécessite une mobilisation collective pour défendre l’intégrité et la souveraineté du pays.
«Le Président veut l’unité et la cohésion nationale pour défendre ensemble la Nation », a ajouté l’ancien Premier ministre de la RDC, qui plaide pour un gouvernement inclusif capable de dépasser les clivages politiques au profit d’un objectif commun.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des menaces sécuritaires croissantes dans l’Est de la RDC, où des groupes armés, dont le M23, continuent de semer la terreur et de perturber la vie des habitants. La volonté du Nouvel Élan de participer à un gouvernement d’unité nationale pourrait ainsi constituer un tournant dans le paysage politique congolais.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
Politique
Kasaï-Central : Pierre Sosthène Kambidi propose un édit pour renforcer l’alimentation scolaire et lutter contre l’abandon des études
Ce vendredi 12 juin 2026, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a enregistré le dépôt d’une proposition d’édit d’une importance majeure. Le député provincial Pierre Sosthène Kambidi, élu du territoire de Kazumba, a soumis un texte portant sur la promotion, l’organisation et l’appui aux programmes d’alimentation scolaire dans la province.
Cette initiative vise à s’attaquer à l’absentéisme et à la déperdition scolaire. Selon l’exposé des motifs, l’alimentation scolaire constitue un levier essentiel pour améliorer l’accès à l’éducation et favoriser le maintien des élèves sur les bancs de l’école, particulièrement dans les zones rurales où de nombreux enfants abandonnent leurs études faute de repas.
Le député de Kazumba place également la santé des apprenants au cœur de sa démarche. L’édit prévoit la promotion de la nutrition et du bien-être des élèves, ainsi que le renforcement de l’éducation nutritionnelle et alimentaire. L’objectif est de former une génération consciente de l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.
Au-delà du secteur éducatif, cette proposition touche aussi à un enjeu économique majeur pour le Kasaï-Central. En misant sur les systèmes alimentaires locaux et les jardins scolaires, le texte pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs agricoles de la province. Les cantines scolaires deviendraient ainsi un marché stable capable de stimuler l’agriculture familiale tout en réduisant la dépendance aux produits importés.
Sur le plan social, l’initiative entend réduire les inégalités dans l’accès à l’éducation. Garantir un repas aux élèves, sans distinction, permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissage et de favoriser la réussite scolaire. Dans un contexte où la précarité pousse encore de nombreux enfants, notamment les jeunes filles, à abandonner l’école, cette mesure pourrait constituer un facteur déterminant de maintien dans le système éducatif.
Déposée ce vendredi au bureau de l’organe délibérant, la proposition d’édit suivra désormais la procédure législative. Elle sera examinée en séance plénière pour un débat général et son éventuelle recevabilité, avant d’être renvoyée en commission pour une analyse approfondie article par article. À l’issue de ce processus, le texte reviendra en plénière pour son adoption ou son rejet.
Si cet édit est adopté, le Kasaï-Central rejoindra le cercle encore restreint des provinces disposant d’un cadre légal spécifique en matière d’alimentation scolaire.
Faustin Nkumbi
