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IFES NDEKE : Session en ligne avec 120 femmes She Leads issues de six provinces de la RDC : « Un pas vers un leadership efficace pour l’autonomisation de la femme congolaise »

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Ce 27 mars 2025, dans le cadre du projet IFES NDEKE financé par le FCDO, l’IFES a organisé une session d’échanges en ligne réunissant les femmes She Leads de la RDC, bénéficiaires du programme She Leads. Cette session a rassemblé 131 participants, dont 120 femmes She Leads issues de six provinces (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental et Tshopo) ainsi que 6 Points Focaux Facilitateurs She Leads représentant ces provinces.

L’objectif principal était de favoriser l’interaction entre ces femmes influentes et leaders, afin qu’elles puissent partager leurs expériences, s’enrichir mutuellement et renforcer leurs capacités à agir dans leurs communautés respectives. Il s’agissait également de les sensibiliser à l’importance de maintenir cet espace d’échanges pour promouvoir une participation féminine efficace à une gouvernance démocratique plus inclusive d’ici 2028.

Avec un programme riche et engageant, la session a débuté par une présentation des activités prévues, suivie d’un rappel du code de conduite et d’un mot de remerciement du coordonnateur des Ponts Focaux du programme She Leads. Les discussions ont ensuite porté sur l’utilisation des outils de visioconférence, mettant en avant l’importance de maîtriser des plateformes numériques telles que Zoom, Teams et Google Meet pour faciliter les échanges et le partage d’informations. Une présentation a également été faite sur le fonctionnement du Réseau She Leads RDC, mis en place lors de cette session, soulignant l’importance de la collaboration entre les participantes pour atteindre leurs objectifs communs.

Discours d’ouverture de la Directrice Pays de l’IFES, Edna Kosky

Edna Kosky, Directrice Pays de l’IFES, a mis en lumière l’objectif principal du projet pilote She Leads, financé par le Foreign Commonwealth Development Office (FCDO). Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes bénéficiaires de collaborer et de mieux se connaître à l’issue de ce projet pilote IFES NDEKE. Elle a également encouragé les participantes à tirer des enseignements des expériences passées dans leurs provinces respectives. Les participantes ont salué les efforts de l’IFES et de son bailleur, le FCDO, pour la mise en œuvre de ce projet, qu’elles ont jugé opportun pour soutenir les femmes congolaises. Elles ont également soulevé des questions essentielles concernant les subventions des plans d’action individuels pour la période 2025-2028, en vue de leur participation active au cinquième cycle électoral en RDC.

Témoignages des participantes


Province du Kasaï/Tshikapa : Agnès Ngalula « Participer à ce projet a été une véritable révélation pour moi. J’ai compris que chaque femme a le pouvoir de changer les choses. Candidate non élue aux élections de 2006, 2011 et 2023, j’avais attribué mes échecs à des causes mystiques. Grâce au projet She Leads, j’ai réalisé que mes difficultés provenaient d’un manque de préparation de ma campagne électorale et de ma base. Je suis impatiente de poursuivre les formations et les sessions de coaching avec notre point focal provincial. »


Province de la Tshopo : Me Laurianne « Nous sommes ravies d’avoir participé à cette session, qui nous a permis de nous rencontrer en tant que femmes du projet She Leads issues de six provinces. Nous remercions l’IFES et le FCDO pour leur soutien. Je souhaite davantage de formations en communication digitale, un outil essentiel pour accroître notre visibilité et notre impact. Grâce à She Leads, je me sens prête à défendre les droits des femmes dans ma province. »

Remerciements des participantes

Au nom de toutes les femmes She Leads de la RDC, les participantes ont exprimé leur gratitude envers l’IFES pour cette première réunion nationale. « Ce réseau est crucial, car il renforcera notre capacité à plaider efficacement et portera la voix des femmes congolaises à un niveau supérieur », ont-elles déclaré.

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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel

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Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple

Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.

Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.

À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Guerre dans l’Est : une nuance juridique

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.

Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.

Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.

Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.

Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.

Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.

« La démocratie, c’est la majorité »

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.

Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.

Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.

Une Constitution à refonder

Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.

À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.

Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.

Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.

Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.

Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique

À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.

Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.

Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale

Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.

L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État.  » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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