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Ouverture de la session ordinaire de mars à l’assemblée provinciale du Kasaï-oriental
La session ordinaire de mars 2025 a été officiellement ouverte lundi 31 mars 2025, à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental. La cérémonie s’est déroulée dans la salle des plénières en présence de plusieurs autorités locales, dont le gouverneur de province et quelques membres de son gouvernement. L’événement a été présidé par Willy Muya Mukendi, président de l’Assemblée provinciale.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’organe délibérant a précisé que cette session sera principalement consacrée au contrôle parlementaire, un mécanisme destiné à assurer une gestion rigoureuse des affaires publiques. Il a tenu à rassurer que ce contrôle ne doit pas être perçu comme une « chasse à l’homme », mais plutôt comme un outil permettant à l’organe délibérant de jouer pleinement son rôle conformément aux lois en vigueur et à l’édit budgétaire de l’exercice en cours.
Évoquant les tensions apparues lors des vacances parlementaires concernant la subvention de trois millions de dollars américains accordée par le gouvernement central à l’autorité provinciale, le président de l’Assemblée a estimé qu’il n’y avait pas matière à inquiétude. Il a invité les élus provinciaux à mener leurs travaux dans un esprit de responsabilité et de transparence.
Parmi les dossiers prioritaires de cette session figurent l’élaboration du budget de l’Assemblée provinciale, la présentation des rapports des vacances parlementaires et l’examen des arriérés parlementaires de septembre.
Enfin, Willy Muya Mukendi a exhorté les députés provinciaux à adopter une approche proactive afin d’assurer un suivi rigoureux de l’exécution des recommandations issues des rapports parlementaires par l’exécutif provincial. Il a insisté sur la nécessité de sortir des pratiques habituelles pour améliorer la gouvernance locale et répondre aux attentes de la population.
Avec cette session, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental entend renforcer son rôle de contrôle et de régulation pour une gestion efficace des ressources publiques.
Félix Ilunga/CongoProfond.net
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» Brut » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants
Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.
La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
