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Dossier « Harish Jagtani » : Me Raphaël Kibuka en appelle au strict respect de la procédure pénale ( Communiqué officiel)

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La défense de Monsieur HARISH JAGTANI porte à la connaissance de l’opinion publique que ce dernier est interpellé et entendu par le Conseil National de Cyberdéfense, CNC en sigle, depuis lundi 17 mars, pour des faits dont la nature infractionnelle reste douteuse.

Monsieur HARISH JAGTANI se trouve dans un parfait état de santé et sa sérénité témoigne du respect de ses droits fondamentaux de la part des services qui le traitent dignement .

Cependant, sa défense juge nécessaire de rappeler que Monsieur HARISH JAGTANI compte parmi les acteurs économiques d’origine étrangère qui ont choisi la RDC comme leur seconde patrie depuis des lustres et qui ont décidé de lancer de grands investissements, procurant des milliers d’emplois aux Congolais et des ressources fiscales considérables au Trésor public.

Alors qu’il est encore à la disposition des services de renseignement, dans le cadre d’une enquête judiciaire dont nul ne peut deviner l’issue, de très nombreuses personnes se livrent allègrement, sur les réseaux sociaux, à des commentaires malveillants sur le mobile de son interpellation et sur l’origine de sa fortune, au point de porter gravement atteinte à son droit à la présomption d’innocence, consacré et garanti par l’article 17 de la Constitution. Ces supputations risquent d’influencer les enquêteurs et d’attirer, pour notre client, l’hostilité de l’opinion publique.

Aussi, la défense de Monsieur HARISH JAGTANI s’empresse-t-elle d’en appeler à la retenue, à la responsabilité de tous et, davantage, au professionnalisme des médias tel que circonscrit par les
dispositions de l’Ordonnance-
loi n° 23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse et de celles de l’Ordonnance-
loi n° 23/010 du 13 mars 2023
portant Code du Numérique, afin de préserver la sérénité de son audition et son droit à la présomption d’innocence.

Il n’est nullement nécessaire de rappeler, ici, que l’avalanche de propos proférés à l’encontre de Monsieur Harish JAGTANI , au moyen de montages d’informations, pourrait donner lieu à des poursuites judiciaires dont il se réserve le droit.

Il est, en effet, inconcevable et intolérable que l’honneur d’un opérateur économique de son envergure, qui a bâti sa fortune et sa notoriété au fil des années, à force de travail opiniâtre et de discipline, soit livré en pâture aux langues et plumes malveillantes dont l’intention de nuire ne fait l’ombre d’un doute.

La défense de Monsieur HARISH JAGTANI espère, enfin, que les services qui mènent les investigations auront à cœur de veiller au strict respect de la procédure pénale et se garderont de prolonger indûment son interpellation.

Son Conseil,

Me KIBUKA KIA KIESE Raphaël

Avocat à la Cour

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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