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Actualité

Haut-Katanga : sécurité, conflits coutumiers et tensions politiques au centre des échanges entre le VPM de l’Intérieur et les députés

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Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a présidé ce mercredi 19 mars 2025 une séance de travail avec le caucus des députés nationaux du Haut-Katanga, dans son cabinet de travail.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de sa mission imminente dans cette province. À cette occasion, le VPM Jacquemain Shabani a souhaité échanger avec ces élus nationaux afin de mieux cerner les problématiques majeures qui affectent le Haut-Katanga, notamment sur le plan sécuritaire.

Les députés nationaux, conduits par Serge Chembo Nkonde, ont dressé un état des lieux, évoquant notamment la criminalité urbaine, l’insécurité en milieu rural, les conflits coutumiers ainsi que les tensions entre militants de partis politiques, qui perturbent la quiétude des habitants.

Au-delà des enjeux sécuritaires, d’autres préoccupations ont été soulevées, telles que l’organisation des élections des bourgmestres et de leurs adjoints, la nomination des administrateurs de territoires, les arrestations arbitraires de leaders d’opinion et le sous-effectif des policiers dans certaines zones du Haut-Katanga.

Le Vice-Premier Ministre a tenu à rassurer ses interlocuteurs quant aux mesures en cours pour rétablir la sécurité dans la province.

Il a également annoncé que le gouvernement travaille activement à la réorganisation du pouvoir coutumier et à la prise en charge des chefs traditionnels à l’échelle nationale.

Les problématiques soulevées lors de cette séance de travail permettront au VPM de mieux appréhender les défis auxquels est confronté le Haut-Katanga avant sa mission, qui sera principalement consacrée au lancement de la vulgarisation des textes légaux sur les comités provinciaux et locaux de sécurité, ainsi qu’à l’opération NDOBO.

Satisfait de la rencontre, le député national Serge Chembo Nkonde, chef de la délégation, insiste sur la nécessité d’appliquer toutes les recommandations des élus nationaux pour restaurer l’autorité de l’État dans le Haut-Katanga.

Joseph Malaba / Congoprofond.net

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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