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RDC : Le Palu accuse Constant Mutamba d’enlèvement de son SG Célestin Ngoma Matshitshi
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 14 mars, le Parti Lumumbiste Unifié (PALU), annonce que son secrétaire permanent et porte-parole, Me Célestin NGOMA MATSHITSHI, est victime d’un enlèvement depuis l’après-midi de ce jeudi 13 mars 2025.
D’après le récit de la direction de ce parti, c’est le ministre de la Justice, Me Constant Mutamba, qui l’aurait tendu un piège afin de le mettre aux arrêts. « Célestin Ngoma a été invité avec insistance par le ministre de la JustConstant MUTAMBA pour une entrevue à son cabinet. Me Célestin NGOMA MATSHITSHI, qui a eu la po litesse d’honorer ce rendez-vous venant d’une autorité établie, s’est vu enlever par les services commis à la garde dudit ministre, sous prétexte qu’il aurait des accointances virtuelles avec l’AFC-M23″, précise un communiqué officiel du parti.
Restée sans nouvelles de ce haut responsable, sa famille a décidé de lancer une alerte, ce vendredi, tenant le ministre Constant MUTAMBA responsable de tout ce pourrait arriver de fâcheux à Me Célestin NGOMA MATSHITSHI. » Son seul tort aura été de répondre à une invitation d’un membre proéminent du Gouvernement », indique-t-on.
Aux dernières nouvelles, des proches du porte-parole du Palu informent que l’infortuné est détenu à l’ANR.
Somme toute, la famille de Me Célestin NGOMA MATSHITSHI exige la libération sans conditions de l’infortuné qui revient tout récemment d’un voyage des États-Unis d’Amérique pour suivre une thérapie de désintoxication à un empoisonnement. Dossier à suivre.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
