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Activisme du M23-AFC : à travers un culte œcuménique pour la paix, la RDC rend hommage aux victimes de guerre et ses militaires
À l’initiative du ministère du Genre, Famille et Enfants, la première ministre Judith Suminwa, quelques membres de son gouvernement et les forces vives féminines ont pris part au culte œcuménique organisé, ce samedi 8 mars, dans la salle du congrès, du palais du peuple, à Kinshasa-Lingwala.

Dans un contexte marqué par l’agression rwandaise, cette journée a été dédiée aux victimes de la guerre à l’Est et au soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) et les Wazalendo, engagés dans différents fronts pour assurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État sur l’étendue nationale.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement Judith Suminwa a salué l’engagement et la bravoure des femmes congolaises qu’elle a appelées à une solidarité nationale renforcée. Elle a également exprimé sa gratitude envers les FARDC et les Wazalendo, en soulignant que leur sacrifice n’est pas vain et que la nation leur en est profondément reconnaissante.

De son côté, la ministre de la Culture , Arts et Patrimoine, Yolande Elebe a rappelé l’évolution de la femme dans la société congolaise, en écho sous le thème national «la Congolaise au centre de toutes les ambitions ». Férue de la culture, elle a exhorté la gent féminine à ne pas se limiter qu’à la construction de la société mais aussi à la défense de la patrie.
Glody Bukasa Mawila/CONGOPROFOND.NET
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RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
