Education
EDU-NC/Kasaï : Le PAAF régularise les paiements pour les écoles restantes (Note)
Le Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF) confirme avoir pris en charge l’enveloppe financière des établissements scolaires qui étaient restés dans l’attente, ce, après la fin de la phase expérimentale. Cette confirmation est contenue dans une note dont copie est parvenue ce vendredi.
Sur les 120 écoles concernées, les comptes bancaires de 104 ont été crédités, tandis que les 16 autres écoles devront attendre suite à un problème technique. Une source indique que ces 16 écoles n’avaient ouvert leurs comptes qu’en dollars, au lieu d’ouvrir en Francs congolais.
Au total, le PAAF couvre 325 écoles dans tout le Kasaï. Certaines écoles ont rencontré des difficultés, ce qui a poussé le projet à commencer par celles qui étaient en règle, et à régulariser les autres cas par la suite.

Dans cette note d’information adressée à la Proved Kasaï 1, le PAAF a précisé la répartition des frais que les chefs d’établissements doivent retirer auprès de l’agence Equity BCDC Tshikapa.
« Il est important de rappeler aux chefs d’établissements que la première tranche de la bourse octroyée couvre 50% des frais scolaires annuels requis. Le montant transféré comprend les éléments suivants : les frais de bulletins des élèves filles, les frais scolaires par niveau et par option des élèves filles, les frais des épreuves certificatives pour les élèves filles du niveau terminal (TENASOSP et Examens d’État) ainsi que les frais techniques par niveau et par option », peut-on lire dans la note.
De plus, les chefs d’établissement ayant bénéficié de la première tranche doivent, avant de recevoir la deuxième tranche, soumettre au PAAF différents documents : une lettre d’accusé de réception du premier transfert, signée et cachetée par le préfet, une copie visée par le bureau du Proved, ainsi que le procès-verbal (PV) de l’assemblée générale des parents et du comité de gestion de l’école, instituant les frais techniques.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
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« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
