Education
Conflits armés :communauté protectrice, approche idéale dans la protection des enfants
Nos enfants sont les plus exposés à une gamme étendue de risques dans ces conflits armés récurrents dont l’enrôlement aux forces et groupes armés dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo.
Dans des conditions de santé précaire, de moins d’accès physique et financier aux services sociaux et économiques, d’habitat dans des zones de combat souvent marginales, les enfants en particulier en milieu rural et dans les périphéries urbaines subissent souvent les effets irréversibles de chocs affectant leur consommation et leur bien-être. Par une bonne coordination des activités, en travaillant avec les acteurs communautaires, parmi lesquels les assistants sociaux, nous pouvons initier des interventions, àassise communautaire dans les couloirs humanitaires pour accompagner les enfants à surmonter leurs défis psychosociaux, économiques, nutritionnels, scolaires, et autres et les insérer dans la communauté par une auto prise en charge
Son Excellence Didier MUMENGI, Ambassadeur de l’Enfant, membre effectif du CEPEF réfléchit avec Zagor MUKOKO –SANDA, Président du CEPEF, sur la problématique de l’enfant en situation difficile
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant et la Loi Portant Protection de l’Enfant interdisent le recrutement aux groupes et forces armées. Les enfants sont parfois associés de gré ou force dans les groupes armés faute des combattants. Ces enfants tombent pleinement dans la vulnérabilité qui peut se définir en termes de risques particuliers et d’exposition des populations qui, ont la probabilité, qu’elles soient pauvres ou non, de subir une perte significative de bien-être en conséquence d’un changement de situation.
Le 4 octobre 2012,le Gouvernement congolais a défini un plan d’action pour la lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant par les groupes et forces armés dont les dispositifs sont repris dans l’accord cadre d’Addis-Abeba.
l’Assistante sociale Karine BIABOLA,Vice-Présidente du CEPEF organise la mobilisation communautaire
Le Cercle d’études pour la protection de l’enfant et la famille, en sigle CEPEF, structure initiée par les chercheurs universitaires et les experts en travail social, œuvrant pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes de la rue réfléchit sur les abus et violations graves dont les enfants sont victimes dans cette guerre de M23 appuyé par le RWANDA.
C’est ainsi que, depuis lors , le CEPEF met un accent particulier sur la mise en place de mécanismes communautaires de protection de l’enfant en impliquant des églises, des structures communautaires existantes, les autorités locales et la Police Nationale et autres leaders communautaires dans le cadre de l’approche « Communauté Protectrice » éditée par le Ministère des Affaires Sociales .
Les acteurs communautaires, notamment politiques, économiques, culturels, etc. devraient se sentir à l’aise dans l’application de cette approche et suivant une logique de prévention, de prise en charge et de promotion de la vie des personnes vulnérables.
Comme dans l’ancien temps, nos communautés sont encore capables aujourd’hui, si nous les y aidons, à redevenir des communautés protectrices de leurs membres vulnérables.
Fort des dispositions légales, le CEPEF, tenantcompte des réalités observées sur les conflitsarmés dans la partie Est de la RDC fait un plaidoyer auprès des autorités compétentes pour non seulement l’actualisation du Plan d’action de retrait des enfants associés aux groupes et forces armés mais aussi des mécanismes d’évaluation de leur âge.
C’est dans ce contexte que les assistants sociaux et autres experts de terrain, les responsables militaires et civils des différents services de l’Etat doivent se retrouver avec l’appui technique des experts du CEPEF pour réfléchir sur le programme de Démilitarisation, Démobilisation et Réinsertion de ces enfants.
La Paix, dit –on, se prépare. Quelles seront les conséquences psychosociales sur l’avenir de ces enfants dont les droits sont violés? Il est grand temps au moment où on parle de la fin de la guerre d’y penser.
Osée MUKOKO BUKAKA BU- ZANGA Cellule de communication/ CEPEF