Actualité
Kasaï : Pose de la première pierre pour la construction du pont sur la rivière Muadi
Le lancement des travaux de construction de ce pont sur la rivière Muadi, en territoire de Tshikapa, secteur de Lovua longatshimu, a eu lieu le jeudi 27 février 2025, en présence de quelques chefs coutumiers du coin.
Cette cérémonie de la pose de la première pierre marquant le début de ces travaux, s’est déroulée en présence de quelques chefs coutumiers du coin.
« Nous étions à Kamako, poser la première pierre de construction du pont sur la rivière Muadi au nom de l’honorable Guy Mafuta qui finance les travaux. Il y a d’énormes difficultés pour traverser de l’autre côté du marché qui est érigé à la frontière. Les gens sont transportés sur les épaules comme à l’ancien temps ou encore comme les enfants. La situation est catastrophique et constitue un véritable handicap pour les usagers de ce tronçon. Il faut noter que l’honorable Guy Mafuta est député national élu de la circonscription électorale du territoire de Tshikapa. Kamako c’est son fief électoral, c’est aussi sa base « , a déclaré le Président fédéral de l’Alliance des congolais bâtisseurs (ACB), Emmanuel Makinda Imboyo.
Sauf imprévu, a-t-il indiqué, les travaux prendront six mois et le député Guy Mafuta, autorité morale de ce parti, ira jusqu’à Kamako.
Le fédéral du parti appelle à l’accompagnement des ingénieurs.
« Je demande à la population d’accompagner les ingénieurs moralement et physiquement. Le coût de ces travaux s’élève à plus de 150.000 milles dollars « , a dit monsieur Makinda.
Notons que les usagers de la route Kamako-Marché de la frontière éprouvent d’énormes difficultés sur la rivière Muadi resté sans pont.
Faustin NKUMBI/CONGOPROFOND.NET
Politique
Journée « ville morte » : Christian Bosembe appelle à la responsabilité et met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux
À la veille de la journée « ville morte » décrétée par l’opposition, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a lancé un appel à la vigilance et au sens des responsabilités des citoyens, particulièrement dans l’usage des médias et des plateformes numériques.
Dans un message adressé à la population, le responsable de l’organe de régulation des médias a insisté sur la nécessité de préserver l’ordre public et de respecter le cadre légal durant cette journée qui suscite de nombreuses réactions à travers le pays.

Une mise en garde contre la désinformation et les discours de haine
Christian Bosembe a averti que toute utilisation des réseaux sociaux ou des médias numériques pour diffuser de fausses informations, propager des messages de haine ou inciter à la violence pourrait exposer leurs auteurs à des sanctions prévues par la loi.
Selon lui, les appels à la désobéissance civile, à l’insurrection ou à toute autre forme de trouble à l’ordre public feront l’objet d’une attention particulière de la part des autorités compétentes.
« Toute utilisation des plateformes à des fins de propagation de fausses informations, de messages de haine, d’incitation à la désobéissance civile, à l’insurrection ou à toute forme de violence fera l’objet de sanctions sévères, conformément à la loi », a-t-il souligné.
Tolérance zéro face aux actes de vandalisme
Le président du CSAC a également mis en garde contre la diffusion de contenus visant à glorifier ou encourager des actes de vandalisme, de sabotage ou de destruction des biens publics et privés.
Il estime que la captation et la diffusion d’images de violences ou d’actes de barbarie dans le but de les promouvoir ou d’en faire l’apologie constituent des comportements répréhensibles susceptibles de poursuites.
Dans le même message, Christian Bosembe a demandé aux agents du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication de se présenter normalement à leurs postes de travail afin d’assurer la continuité des missions de régulation et de suivi du paysage médiatique national.
« Le peuple exerce sa souveraineté dans le respect des lois »
Réaffirmant son attachement aux principes démocratiques, le président du CSAC a rappelé que la souveraineté populaire s’exerce dans le respect des lois de la République, des institutions établies et de l’ordre public.
« Dans une démocratie, le peuple est souverain. Il exerce cette souveraineté dans le strict respect des lois, de l’ordre public et des institutions de la République », a-t-il déclaré.
Christian Bosembe a enfin invité les Congolais à ne pas céder à la peur et à privilégier la paix, la responsabilité citoyenne et le respect des valeurs républicaines, tout en formulant des vœux de bénédiction pour la République démocratique du Congo.
Un contexte politique sous tension
Cet appel intervient dans un climat politique marqué par l’annonce d’une journée « ville morte » par plusieurs forces de l’opposition, qui entendent exprimer leur mécontentement sur diverses questions liées à la gouvernance et à la situation sécuritaire du pays. Les autorités, de leur côté, multiplient les appels au calme et au respect des lois afin d’éviter tout débordement susceptible de perturber la vie sociale et économique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
