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CAN Handball Rwanda : Amos Mbayo conditionne la participation de la RDC au retrait des troupes rwandaises ou à la délocalisation !

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La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une crise sécuritaire majeure dans sa région Est, où les attaques des Forces de défense du Rwanda (RDF) aggravent une situation déjà précaire. À l’approche de la 27ème Coupe d’Afrique des nations (CAN) de handball seniors messieurs, les inquiétudes grandissent parmi les acteurs sportifs et politiques. La Fédération congolaise de handball (FEHAND), dans un communiqué, dénonce les violences perpétrées par le Rwanda, affirmant que « le Rwanda pille, tue et viole sur notre sol », tout en soulignant l’indifférence de la communauté internationale.

Amos Mbayo, président de la FEHAND, qualifie cette guerre d' »injuste » et appelle à une mobilisation mondiale pour mettre fin à ces agressions. Avec plus de 700 000 déplacés internes et plus de 4 000 morts depuis le début de l’année 2025, la situation humanitaire est alarmante, surtout autour de la ville de Goma. Les conséquences de cette violence se font sentir non seulement sur le plan sécuritaire, mais aussi sur les aspirations sportives de la RDC.

Pour protester contre cette situation, la ministre des Affaires étrangères de la RDC a écrit aux autorités de la Formule 1, demandant l’annulation du Grand Prix de Kigali, estimant que cet événement pourrait légitimer un régime aux intentions expansionnistes. Parallèlement, la FEHAND a menacé de se retirer de la CAN si l’événement se tenait au Rwanda, insistant sur la nécessité d’une délocalisation vers un pays neutre.

Amos Mbayo précise que la participation de la RDC à la CAN dépendra de deux conditions essentielles : le retrait des troupes rwandaises du sol congolais ou la délocalisation de l’événement dans un pays neutre. Dans ce contexte, la communauté internationale est appelée à agir pour protéger les droits de l’homme et garantir la paix dans la région Est de la RDC, alors que la situation humanitaire continue de se détériorer, menaçant non seulement la stabilité du pays, mais aussi l’intégrité de la compétition sportive à venir.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET 

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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