Culture
L’Unesco célèbre le jubilé d’argent de la journée internationale de la langue maternelle : « les langues comptent »
Ce vendredi 21 février 2025, la 25e Journée Internationale de la Langue Maternelle. Cet événement d’une importance capitale souligne le rôle essentiel des langues dans la préservation des cultures, la transmission des connaissances et la construction de sociétés inclusives.
Instituée en 1999 par l’UNESCO et célébrée depuis l’an 2000, cette journée rappelle que la diversité linguistique est un atout mondial qui favorise la paix, la compréhension mutuelle et le développement durable. En 2025, la célébration marque un tournant historique avec le jubilé d’argent sous le thème : Les langues comptent.
Les langues maternelles jouent un rôle crucial dans l’éducation et la société. Elles façonnent non seulement la manière dont les individus apprennent, mais aussi leur capacité à s’engager dans la vie communautaire. Cependant, la diversité linguistique est gravement menacée avec un grand nombre de langues en voie de disparition.
L’UNESCO estime qu’environ 40 pour cent de la population mondiale n’a pas accès à un enseignement dans une langue qu’elle comprend. Cela entrave l’éducation inclusive et équitable. L’organisation promeut l’enseignement multilingue, en particulier dans les premières années scolaires, afin d’améliorer les résultats d’apprentissage, de préserver les identités culturelles et de renforcer l’égalité des chances.
En République Démocratique du Congo, riche de plus de 200 langues nationales, la préservation des langues maternelles est une priorité. L’UNESCO accompagne le pays dans la mise en œuvre de la réforme éducative issue de la Stratégie Sectorielle de l’Éducation et de la Formation, visant à intégrer l’enseignement des langues maternelles dans les écoles et les centres d’apprentissage. Cette initiative soutient la transformation du système éducatif et le développement durable en RDC.
En cette édition spéciale, l’UNESCO invite tous les États membres à célébrer la Journée Internationale de la Langue Maternelle dans un esprit de diversité linguistique et de multilinguisme. Les activités prévues permettront de :
• Réaffirmer les engagements en faveur de la préservation des langues maternelles.
• Sensibiliser à l’urgence d’agir pour préserver la diversité linguistique.
• Promouvoir l’éducation multilingue comme un levier pour des sociétés inclusives et durables.
• Souligner l’importance des langues pour la paix et la cohésion sociale.
Cette journée trouve son origine au Bangladesh, en hommage aux martyrs de 1952 qui ont sacrifié leur vie pour défendre leur langue maternelle, le bengali. Aujourd’hui, elle constitue un symbole universel de la lutte pour la préservation des langues dans un monde en constante évolution.
À l’heure où les défis globaux s’intensifient, cette célébration rappelle que les langues maternelles ne sont pas seulement un moyen de communication, mais aussi un héritage culturel et un moteur de développement durable.
« Demain, unissons-nous pour célébrer et protéger nos langues, car Les langues comptent. »
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
