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Programme PIDA : N’Djamena accueille, du 18 au 20 février, le Forum FIDIT pour le développement des corridors en Afrique
Il s’est ouvert, depuis ce mardi 18 février 2025, en République du Tchad, précisément au Radisson Blue de N’Djamena, le Forum international sur les infrastructures pour le développement du Tchad ( FIDIT). A en croire l’Agence de développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD), qui a livré cette information, ces assises qui se tiennent du 18 au 20 février 2025 s’articulent autour du thème principal : « Ensemble pour des infrastructures d’avenir ».
A l’ouverture du FIDIT, plusieurs officiels et parties prenantes du secteur étaient présent parmi lesquels : l’Ambassadeur Allah May Halina Premier ministre du Tchad; le Vice-premier ministre de la République d’Egypte Kamel Al-Wazir; des ambassadeurs et des représentants des organisations diverses et institutions financières internationales qui interviennent dans le secteur des infrastructures.
Pour sa part, Mme Nardos BEKELE, CEO de l’AUDA-NEPAD, a révélé que ce forum (FIDIT) était un moment crucial en faveur de l’avenir du Tchad et surtout par rapport à son intégration régionale à l’échelle du continent. Et cela conformément à la mission de son agence qui consiste à mieux œuvrer en vue de promouvoir et d’accélérer le développement des infrastructures régionales et continentales.
Outre cela, elle a précisé que son agence offre également une assistance technique de qualité dans le cadre de la préparation des projets, la mobilisation des ressources adéquates nécessaires pour mieux renforcer les capacités des états africains pour mieux les permettre de concrétiser de projets intégrateurs et à la fois mieux structurés en Afrique.
La CEO a signalé que des études révèlent que l’Afrique devrait investir environ 130 à 170 milliards de dollars US dans le secteur des infrastructures pour mieux répondre aux besoins des populations pour une la croissance économique durable. Elle a martelé que le Tchad n’était pas du tout en reste car cet impératif vaut autant pour le reste des pays. D’où, a-t-elle martelé, les investissements demeurent donc cruciaux pour mieux favoriser la connectivité, briser les désenclavements, générer des emplois et la valeur ajoutée pour accélérer l’industrialisation.
Elle a souligné aussi qu’en Afrique chaque tronçon qui s’ajoute, chaque ligne ferroviaire et chaque centrale électrique étaient des pierres supplémentaires afin de bâtir un ensemble compétitif pour un développement inclusif et durable. Elle a signalé que le Tchad de par sa position constituait un hub potentiel pour le sahel et le continent. D’où, il y a lieu pour ce dernier de s’investir dans les corridors intégrés Tchad-Libye-Egypte pour développer les infrastructures de transport et la connectivité de l’ouest à partir du nord et de l’est.
En outre, elle a déclaré que le désenclavement du Tchad représente également le désenclavement de l’Afrique à travers une approche de « corridor intégré de développement », ou il peut renforcer sa sécurité alimentaire, développer son industrie locale et surtout contribuer à la stabilité au niveau de la région. Pensant qu’il était inconcevable de séparer la paix, la sécurité et le développement, Mme Nardos BEKELE Thomas a estimé que chaque projet d’infrastructure d’envergure pouvait créer des milliers d’emplois pour les jeunes et réduire ainsi la violence et le banditisme car une route construite donne lieu à une zone stable, électrifié et améliore la santé et l’éducation en créant ainsi des nouvelles opportunités économiques.
Néanmoins, elle a martelé que l’énergie reste encore un enjeu majeur pour la transformation économique et sociale au Tchad car moins de 10 de la population a un accès à l’électricité avec une capacité limitée. Pour elle, il était donc impérieux pour le Tchad de s’engager dans le plan continental de systèmes électriques du reste porté par AUDA-NEPAD à la suite de la signature du Pacte de la Mission 300 dont l’objectif est de multiplier par trois ou quatre le nombre de personnes ayant accès à l’électricité d’ici 2030. Elle a tenu à rassurer que son agence se tenait aux cotés du gouvernement pour l’accélération des projets correspondants en apportant son expertise. Et a félicité le président Deby Itno d’avoir mis sur pied ce dispositif unique au Sahel et qui est en même temps le catalyseur d’une approche multisectorielle pour relever les défis en créant le Fonds Spécial pour la préparation des projets d’infrastructures (FSPPI).
Enfin, elle s’est dit très honoré et a précisé que leur présence était pour jeter les bases d’une politique publique volontariste et intégrée, d’accélérer l’intégration régionale et stimuler la transformation économique et sociale du Tchad.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
