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Analyses et points de vue

Aubin Minaku et Emmanuel Shadary à Nairobi : les Kabilistes reprennent-ils du service ?

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Dans les méandres de la politique congolaise, un nouvel épisode intrigue et suscite de vives réactions. Aperçus ce lundi 17 février 2025 à Nairobi dans le vol KQ555 en partance de Kinshasa pour Nairobi, les figures emblématiques du Kabilisme, Aubin Minaku et Emmanuel Shadary, semblent orchestrer un retour en force qui ne manque pas d’interpeller.

Alors que la capitale kényane s’érige en plaque tournante stratégique pour quiconque souhaite accéder dans l’est de la République démocratique du Congo, cette rencontre soulève des questions cruciales quant à ses répercussions politiques et géopolitiques. Il faut se rappeler que l’Alliance Fleuve Congo, le bras politique des terroristes du RDF/M23 a été lancée à Nairobi au Kenya.

Nairobi, grâce à ses connexions directes via Kigali, Entebbe et Kampala, devient le carrefour des intérêts divergents, où se trament des alliances qui pourraient bien redessiner l’avenir politique du Congo. La présence de Minaku Aubin et Shadary Emmanuel, deux caciques du régime Kabila, résonne comme un écho d’un passé que beaucoup espèrent révolu, mais qui semble prêt à renaître de ses cendres.

S’agit-il d’un soutien tacite à Corneille Nangaa ? Ou d’une manœuvre pour réaffirmer la suprématie Kabiliste dans la région ? Ce déplacement n’est pas sans conséquences. Il réveille les craintes d’une mainmise étrangère sur les territoires congolais, avec les Rwandais en première ligne et les Ougandais en soutien jouant l’ambiguïté, prêts à asseoir leur influence.

Dans ce jeu complexe, le renseignement congolais est sommé de redoubler de vigilance. Il est impératif qu’il débusque les connivences et anticipe les mouvements de ceux qui, sous couvert de diplomatie, pourraient compromettre la souveraineté nationale. Les enjeux sont clairs : il s’agit de préserver l’intégrité politique et territoriale de la RDC face à des ambitions qui, si elles ne sont pas contenues, pourraient bien renforcer des puissances extérieures au détriment des intérêts congolais.

Le temps n’est plus à l’hésitation, mais à l’action résolue pour contrer toute tentative de déstabilisation orchestrée depuis l’étranger. Ainsi, les regards se tournent vers Kinshasa, où les autorités doivent désormais prouver leur capacité à défendre la nation face aux velléités de ceux qui voudraient la voir vaciller. Les apparitions de Minaku et Shadary à Nairobi ne sont pas de simples coïncidences : elles sont le prélude d’un affrontement politique dont les répercussions pourraient être déterminantes pour l’avenir du Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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