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Calvaire d’eau à Goma : Les habitants de Karisimbi très exposés aux maladies d’origine hydrique
La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (RD Congo), fait face à une pénurie d’eau inédite dans plusieurs quartiers de la commune de Karisimbi depuis plus de deux semaines.
Lors d’une descente sur le terrain, ce jeudi 13 février 2025, la rédaction de CongoProfond.net a constaté que l’eau ne coule plus aux robinets dans la partie nord de la ville. Les habitants sont contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner difficilement en eau du lac Kivu.
« Depuis le début du mois de février 2025, on observe une grave pénurie d’eau potable dans presque tous les quartiers de Majengo, Katoy, Kasika, Manga Nord et Sud, dans la ville de Goma. Les gens se lèvent très tôt le matin pour chercher cette denrée devenue rare. On ignore la cause exacte de cette situation », se plaint un habitant du quartier Mabanga-Sud.
Face à cette crise, il redoute de nombreuses conséquences, notamment pour les femmes et les jeunes filles, qui sont les plus exposées aux dangers lorsqu’elles partent chercher de l’eau au lac Kivu et ailleurs. Cette zone est particulièrement touchée par l’insécurité grandissante.
« Les femmes sont souvent les premières victimes dans de telles situations. Elles sont exposées au risque de viols et de harcèlement aux premières heures du matin. Par ailleurs, nous craignons une recrudescence des maladies hydriques si l’eau potable continue à manquer », poursuit-il.
De nombreux habitants interpellent les nouvelles autorités du M23-RDF ainsi que la Regideso afin de trouver une solution urgente à cette crise, qui met en péril la population locale.
Toutefois, CongoProfond.net n’a pas pu obtenir de réaction des agents de la Regideso. Ces derniers étant quasiment absents de la ville de Goma depuis sa prise par le M23/AFC. En raison de cette occupation, plusieurs activités étatiques peinent à reprendre leur cours normal. Par conséquent, la partie nord de la ville de Goma devra encore attendre les directives des nouvelles autorités avant d’être à nouveau approvisionnée en eau potable.
Cedrick Sadiki Mbala
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
