À la Une
Evasion au cachot de Limete : 13 morts, dont 2 enfants, une quarantaine de détenus dans la nature !
indi corps sans vie ont été retrouvés à l’amigo du commissariat urbain de la Police Nationale Congolaise de l’entité administrative décentralisée de LIMETE suite à l’asphyxie la nuit du 1er au 2 février de l’année en cours, après une évasion. En réalité, a-t-on appris, 61 personnes y étaient incarcérées.
Des informations recueillies par CONGOPROFOND.NET indiquent 2 ou 3 enfants parmi les victimes. Ils y étaient incarcérés avec des majeurs faute de maison de transit.
Il faut dire que le Tribunal pour Enfants de Kinshasa/ MATETE que préside Madame le Président Fataki héberge les enfants en conflit avec la loi dans le même amigo que des adultes, faute de maison de transit conformément à la volonté du législateur congolais se référant à la loi 09/001 du 10 janvier 2009.
Un seul mineur n’a pas réussi à s’évader ne sachant où aller.
Interrogé, l’agent commis à la protection d’enfants dudit tribunal indique que le Tribunal pour Enfants de Kinshasa/ Matete n’a jamais disposé d’une maison de transit devant héberger les enfants en conflit avec la loi. Une situation connue des autorités tant judiciaires que gouvernementales.
Il sied de relever que cette problématique de mélange d’adultes et mineurs dans une même cellule devra rapidement être traitée sinon, en lieu et place de rééducation, la société va former des futurs criminels. » Placer des enfants en conflit avec la loi dans un même endroit avec des criminels de tout genre est synonyme de les inculquer les méthodes criminalistiques », renseigne un juriste.
La ministre des Droits Humains à du pain sur la planche.
MFUMU MPANDA/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
