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Christian Lusakueno : « Plus de 10.000 soldats rwandais sont intervenus mardi à Goma et ont causé un véritable carnage »

 

La situation sécuritaire à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, continue de susciter de vives inquiétudes, alors que les combats entre les forces armées congolaises (FARDC) et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, s’intensifient.

Mardi 28 janvier, Christian Lusakueno, directeur de la radio Top Congo FM, a alerté l’opinion publique sur l’ampleur de la présence militaire rwandaise à Goma. Selon ses propos, « Le Rwanda, via ses forces spéciales, est présent dans la quasi-totalité des points stratégiques de la ville de Goma. Les forces spéciales rwandaises seraient, selon des informations provenant de sources internationales, intervenues en nombre supérieur à 10.000 hommes… ».

Cette déclaration met en lumière l’implication directe du Rwanda dans les affrontements qui dévastent la région. Lusakueno a exprimé son émotion face à la situation en soulignant que ce mardi matin, un véritable carnage a eu lieu à Goma.

« Ce matin, dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, un vrai carnage a eu lieu », a-t-il déclaré.

Plusieurs pays, ainsi que les autorités congolaises, continuent d’exiger des explications sur l’implication du Rwanda dans cette crise, alors que la situation humanitaire se détériore rapidement. La population civile de Goma vit dans la peur constante des affrontements, tandis que des milliers de personnes continuent de fuir la zone de conflit.

Les appels à la paix et à la cessation des hostilités se multiplient, alors que les combats risquent de déstabiliser davantage la région, déjà fragilisée par des années d’instabilité.

La RDC, quant à elle, continue de dénoncer ce qu’elle considère comme une agression rwandaise et met en garde contre les graves conséquences de cette ingérence sur sa souveraineté et l’intégrité de son territoire.

« Si ce Conseil ne sanctionne pas, l’histoire marquera ce temps comme l’époque de l’impuissance et de l’indifférence du Conseil de sécurité », a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères, mardi lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le monde reste en attente de mesures concrètes pour mettre fin à cette escalade de violence et restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.

WTK